Aujourd’hui, Georges a rendez-vous avec Sophie Rouillard, brand ambassadrice John Dewar and Sons.
L’occasion de parler de l’envers du décor, de son parcours, de Whisky, de cocktail, du monde des spiritueux et bien plus encore !

 

Bonjour Sophie

Bonjour Georges, merci beaucoup pour cette belle opportunité.

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

J’ai débuté en hôtellerie-restauration il y a un peu plus de 10 ans. Principalement en hôtel de luxe et palace. J’ai également travaillé en traiteur. Très épicurienne, les métiers de bouche ont rapidement été une évidence pour moi.
J’aime découvrir, partager et être en contact avec le client.

Pourquoi t’être orientée dans les spiritueux ?

Dans ces établissements luxueux, j’ai eu la chance de côtoyer des clients amateurs et connaisseurs ainsi que des barmen d’exception, dont certains sont devenus des amis. C’est en grande partie grâce à eux que ce goût déjà prononcé pour les spiritueux et plus particulièrement les Whiskies s’est développé.

Depuis combien de temps es-tu ambassadrice ?

C’est cette passion pour les Whiskies et une rencontre qui m’a mené au poste d’ambassadeur, il y a maintenant 2 ans.

Quel est ton rôle pour Bacardi Martini France ? Quelles sont les marques dont tu t’occupes ?

Maintenant Brand Ambassador Whisky Portfolio, j’ai la chance de travailler avec un porte feuille riche et varié composé d’un blend premium et de 5 single malt.

Dewar’s, notre blend premium, rond et moelleux grâce au double mariage qu’il subit (affinage supplémentaire de 6 mois après assemblage).

Aberfeldy, notre single malt des Highlands, est élaboré avec l’eau de la Pitilie Burn, chargé en or alluvial, et connait une fermentation plus longue (environ 70h) qui lui confère sa gourmandise et ses notes de miel.

Royal Brackla, le single malt divin, est le 1er des trois single malt à avoir obtenu le brevet royal décerné par Guillaume IV en 1833. Vieilli en fût de bourbon, l’ensemble de la gamme subit une finition en fût d’Oloroso de premier remplissage qui lui donne ses notes boisées et fruitées, avec une pointe de cacao en fin de bouche.

The Deveron, première distillerie construite sans malterie, produit un single malt légèrement iodé avec ses notes de pommes croquantes et de pains grillés.

Aultmore, niché au cœur de la Foggy Moss, est un single malt du Speyside, frais, malté et herbacé avec ses notes de poires et d’herbe fraichement coupée.

Craigellachie, dont le grand frère, le 31 ans a été élu meilleur single malt 2017 aux World Whiskies Awards, est surnommé le Bad Boy du Speyside. L’utilisation des condenseurs en serpentin à l’ancienne lui confère toute sa vivacité et ses notes de souffre.

Comme tu peux le voir, il n’y a pas de quoi s’ennuyer 😊

La richesse de notre gamme John Dewar and Sons et de sa palette aromatique plaira aussi bien aux palais néophytes qu’aux amateurs aguerris.

Comment vois-tu actuellement le monde du bar et des spiritueux en France ?

Le bar et la mixologie sont en pleine expansion aujourd’hui en France, on le voit notamment avec l’ouverture de nouveaux établissements à travers le pays avec parfois des concepts décalés et novateurs.

Les modes de consommation évoluent également ! On consomme moins et mieux, et on s’intéresse également plus à l’intrinsèque du spiritueux.

On voit également de plus en plus d’associations avec l’univers culinaire !

Nous le proposons également chez John Dewar and Sons avec le concept du Scotch Egg Club : nos whiskys en cocktails et associé à des Scotch Egg.

Sophie ambassadrice whisky

Comment vois-tu l’évolution du monde des vins et spiritueux ?

Avec de belles années devant lui ! Les Français aiment le vin et en produisent de l’excellent ! Quant au spiritueux, l’expansion des bars à cocktails et de la mixologie permet de les découvrir (ou redécouvrir) et les apprécier différemment. Les gammes évoluent et se multiplient, il y en a pour tous les palais.

Penses-tu que le marché du whisky français commence à être saturé ?

Saturé non, il s’enrichit. Les Français sont les premiers consommateurs de Whisky au monde (consommation par habitant).

Je pense cependant qu’il faut désacraliser ce spiritueux qui parait, trop souvent et à tort, élitiste ! Le Whisky est le spiritueux qui propose la palette aromatique la plus vaste au monde, vous pensez ne pas aimer le Whisky, en réalité vous n’avez simplement pas été présenté à celui qui vous correspond.

La loi Evin pour toi, est-ce une contrainte au quotidien ?

Pas vraiment, elle oblige à plus de créativité et permet également cette tendance du consommer moins et mieux.

Comment est géré la Recherche & Développement pour les marques dont tu t’occupes ?

C’est un travail d’équipe ! Avec notre master blender, Stéphanie MacLeod, notre master distilleur ainsi que nos équipes sur le terrain, les commerciaux, les brand ambassadeurs, en la France et à l’étranger, et en étant très à l’écoute des bartenders et des consommateurs.

Des nouveaux produits / variations à venir ?

Humm, humm, tu cherches à me faire parler ! Sache que même sous la torture, je ne dévoilerai aucun secret 😊

Dewar’s semble aller à contre-courant des autres marques de whisky écossais en jouant sur une image jeune et décalée. Est-ce que ça fonctionne en France ?

Oui complètement ! Beaucoup de personnes n’osent pas se lancer dans l’univers passionnant des Whiskies, pour de multiples raisons… Nous les amenons donc à découvrir le Whisky en toute simplicité, en cocktail et avec de la street food ! Pour certains, c’est une belle découverte, pour d’autres une vraie révélation. Les amateurs, quant à eux, sont ravis de découvrir ou re-découvrir nos belles distilleries.

Est-ce facile de faire travailler les barmen avec tes marques ?

Je pense que l’univers et le large choix de ma gamme séduisent assez aisément.

Du moelleux de Dewar’s à la fougue de Craigellachie, il faudrait être difficile pour ne pas se laisser conquérir 😊

As-tu un cocktail à conseiller pour quelqu’un qui voudrait tester Dewar’s ?

Sans hésitation un Dewar’s Collins ! Très simple à réaliser (dans un tumbler : 4 cl de Dewar’s 12 ans, 2cl de jus de citron jaune frais, 2 cl de sucre, de la glace et on allonge avec de l’eau gazeuse), c’est un cocktail frais, légèrement acidulé et moelleux.

Je reste également une grande adepte des Old Fashioned, tout particulièrement avec Craigellachie et pourquoi pas un bitter chocolat, un délice !

Quels sont les principaux marchés / consommateurs que tu cibles ?

Je m’occupe de la France, principalement de cavistes et de bartenders. Quant aux consommateurs, l’univers décalé de notre gamme attire aussi bien des néophytes que des amateurs, de jeunes adultes et des plus expérimentés.

Quelle façon de consommer conseillerais-tu à quelqu’un qui dit ne pas aimer le whisky ?

D’abord, je lui conseillerais de ne pas se mettre la pression au sujet des notes aromatiques, de s’asseoir tranquillement, de prendre son temps et ensuite d’ajouter un peu d’eau dans son verre. Cela permettra d’abaisser le degré alcoolique et d’ouvrir la palette aromatique.

En gourmande que je suis, je lui conseillerai, après quelques gorgées, de croquer dans un morceau de chocolat ! Classique et personnel je te l’accorde, mais tellement bon !

Hormis les marques de BMF, as-tu d’autres alcools coup de coeur ?

Bien sûr ! J’adore ma gamme, mais il serait dommage de ne pas profiter des belles choses proposées dans le monde vaste qu’est le Whisky. J’ai toujours eu un petit faible pour la tourbe 😊

Et lorsque je fais des infidélités aux Whisky, c’est en général au profit des Sherry ou du Mezcal.

Si tu devais rester bloqué sur une ile déserte, quelle bouteille emmènerais-tu avec toi ?

Sans hésitation un Craigellachie 31 Ans !!

Comment juges-tu le traitement des medias sur les spiritueux en général ? Trouves-tu que l’on parle assez de whisky en France ?

En passionnée que je suis, j’ai forcément envie de te répondre Non !

En réalité, lorsque le Whisky te passionne, tu trouves aisément de quoi satisfaire ta curiosité. Cependant, les canaux de communication sont souvent restreints, je rejoins mon idée précédente quant au fait de désacraliser ce magnifique spiritueux.

J’aime beaucoup le « Whisky C’est Pas Sorcier » qui justement est pédagogue, mais abordable avec une pointe d’humour en prime !

Des conseils pour ceux qui seraient attirés par ton métier ? Les qualités à avoir pour faire ton métier ?

Il n’y a pas d’école ou de cursus particulier pour ce beau métier d’ambassadeur… Mon conseil, vivre sa passion, être épicurien, s’ouvrir aux autres, rester soi-même et envoyer un petit CV 😊

Author

Fondateur de ForGeorges - plus de 1 000 bars testés à travers le monde - prend autant de plaisir à tester un nouveau bar, que déguster un spiritueux ou un verre de vin en bonne compagnie ! Spécialiste de la loi Évin et dénicheur de bonnes idées et innovations pour les marques d'alcool ! Son cocktail préféré ? Tous à partir du moment où ils font passer un bon moment (mais ne crache jamais sur un old fashioned bien réalisé ! ). Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...) Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...)

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[…] sur la verrerie, mais un travail de qualité sur la glace pour Your Heart was broken à base de Craigellagie 13 ans, cacao, sake, raicilla, verjus. Un cocktail original qui tient ses promesses : les saveurs […]

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