Après l'étude DynVibe, on vous présente aujourd'hui les prévisions 2026 de Bacardi ! La marque vient de dévoiler son rapport annuel sur les tendances cocktails : 29 pages riche d'enseignement (que l'on peut trouver ici). Et surprise : la Gen Z n'a pas renoncé à l'alcool, elle le réinvente. Bienvenue dans l'ère du "daycap", des mini-martinis et des bars-laboratoires.
Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur la "génération sobre". D'après le Bacardi Cocktail Trends Report 2026, réalisé en collaboration avec le cabinet de prospective The Future Laboratory, les jeunes adultes n'ont pas dit adieu aux cocktails. Ils ont simplement décidé de les boire autrement, ailleurs, et surtout plus tôt.
L'après-midi, nouveau royaume de l'apéro
Première révolution : le "daycap". À rebours du nightcap traditionnel, ce rituel de fin d'après-midi s'impose comme la nouvelle norme. Le jeudi devient le nouveau vendredi, les réservations au restaurant se concentrent autour de 18h12 au Royaume-Uni (seulement 2% après 21h), et les terrasses parisiennes se remplissent dès 15h pour des apéros qui s'éternisent.
Cette tendance n'est pas un hasard : 40% des Espagnols et des Indiens, 32% des Italiens sortent désormais plus tôt qu'avant. Les bars suivent le mouvement avec des menus spéciaux "afternoon society" et des formats adaptés : mini-martinis glacés, spritz légers, cocktails desserts inspirés de la "sweet treat economy".
Le retour aux vraies connexions
Exit les écrans, bonjour les vraies rencontres. 84% des consommateurs estiment que la technologie a rendu les interactions moins personnelles (coucou les marques qui font tout à l'IA). Résultat ? Les bars se transforment en "troisièmes lieux" communautaires où l'on vient pour jouer au mahjong, lire ensemble sur fond de musique (les "reading rhythms parties" de New York), ou participer à des coffee raves.
Le Holzmarkt 25 à Berlin incarne cette mutation : un ancien terrain vague reconverti en "village urbain" où créativité, culture et cocktails fusionnent. À Toronto, le Bar Mordecai propose tarot, bingo caritatif et karaoké. Les festivals musicaux supplantent les boîtes de nuit classiques dans le cœur de la Gen Z : 49% des jeunes Espagnols prévoient d'en fréquenter davantage en 2026.
Le bar devient laboratoire
Troisième mutation : l'hyperlocal et la transparence. Face aux nouvelles réglementations européennes imposant des QR codes sur les bouteilles pour tracer ingrédients et origine, les bars transforment la contrainte en opportunité créative. Des ruches sur les toits (comme au Bang Bang Bar de Dublin), des jardins de plantes aromatiques intégrés, des fermes hydroponiques verticales...
Le Panda & Sons d'Édimbourg pousse la logique jusqu'à créer son propre laboratoire, "The Brain Melting Society", où cryo-concentration et freeze-drying réinventent les ingrédients. À Cartagena, l'Alquímico (11e meilleur bar mondial) propose un voyage sur trois étages à travers le terroir colombien, du sol au toit.
Quand le cocktail devient lifestyle
Les marques de spiritueux ne se contentent plus de remplir des verres : elles construisent des univers. Grey Goose lance des pop-up hôtels, le bar londonien Satan's Whiskers commercialise des bougies parfumées inspirées de cocktails historiques, et le Tayēr + Elementary vend des sweats à l'effigie de son One Sip Martini.
Le menu lui-même devient œuvre d'art. À Mexico, le Bijou Drinkery Room utilise un Rubik's Cube pour générer 80 000 combinaisons de cocktails possibles. À Sydney, le Maybe Sammy transforme sa carte en hôtel fictif avec catégories Spa, Lobby et Mini Bar, promu par des bandes-annonces cinématographiques.
Le grand retour du maximalisme
Dernière tendance majeure : après des années de minimalisme, le "more is more" explose. Bouteilles de cocktails à partager, intérieurs somptueux "anti-minimalistes" (comme à l'Ambassadors Clubhouse de Londres), présentations théâtrales avec azote liquide ou parfums comestibles...
Le tequila mène la danse de la premiumisation : 86% des professionnels du bar constatent une montée en gamme. Le record mondial du cocktail le plus cher vient d'être battu à Dubaï : 41 160 dollars pour une création Patrón servie dans un cristal Baccarat de 1937.
Le verdict ?
Les cocktails de 2026 ne se contentent plus d'être bus : ils se vivent, se photographient, se collectionnent et racontent des histoires. Une révolution douce, locale et connectée, où chaque verre devient prétexte à célébrer le présent. Santé !




