Paris Cocktail Week 2020 : notre périple

Paris Cocktail Week 2020

En bon fervent de la Paris Cocktail Week,  Georges s’est organisé pour tirer le maximum de cet événement parisien. Il a préparé tout l’attirail : smartphone chargé, l’application Mapstr installée, batterie de secours, plan en papier au cas où, et surtout bonnes chaussures aux pieds, car les kilomètres vont s’enchaîner pour vadriller du sud au nord et d’est en ouest. Au final, 33 bars de la Paris Cocktail Week et une cinquantaine de cocktails testés (sans comptez les shots et autres dégustations improvisées par les barmen) en 10 jours. Suivez Georges, il vous raconte sa semaine… bien chargée ! 

JOUR 1 de la Paris Cocktail Week 2020

Choisir le premier bar de la Paris Cocktail Week est délicat : c’est lui qui va influencer tout le ressenti de notre semaine. Mais en même temps, il ne faut pas oublier que c’est un marathon et non une course dans laquelle nous nous sommes lancés. Et ça tombe bien, car le bar le plus près d’où nous nous trouvons est House Garden. Un bar spécialisé en cocktail Low ABV. Ouf sauvé. En plus ce soir, un guest d’exception derrière le bar : Stephen Martin et ses cocktails à base de St-Raphaël. On pensait rester 30 minutes et comme d’habitude, on s’est retrouvés 2 heures plus tard toujours accoudés au bar à déguster des produits incroyables que Stephen est parti chercher dans son appartement. On ressort avec le sourire aux lèvres et 3 heures de retard sur notre planning initial.

Seconde étape : le Blue Bird. Ambiance feutrée chez les spécialistes du gin qui, cette année, étaient en collaboration avec Oxley, le gin distillé à froid. Bonne surprise, l’un des meilleurs cocktails sans alcool de notre périple avec The Sundance Kid. Une vraie claque comme on aime se les prendre. Spirit of Paris Agrumes Électriques, sirop de Bissap et sureau, solution acide, orgeat maison, jus de gingembre, et huile essentielle de pépin de pamplemousse. 

On enchaîne avec notre établissement suivant : le Moonshiner (speakeasy caché derrière une pizzeria). Cela faisait plusieurs mois que l’on n’y avait pas mis les pieds. Et là, je pense que l’on peut dire qu’ils ont cassé le game avec leur cocktail avec alcool Old Man and The Sea. On en a bu des cocktails avec whiskies, des centaines et des centaines. Mais celui-ci ! Mamma mia quel bonheur ! Et qu’il soit en plus proposé pour la Paris cocktail week. Mais quelle claque ! Le rim sur le verre est une sorte de meringue d’algue. Le garnish est un bateau en origami fait avec une page du livre le vieil homme et la mer. Et le cocktail lui-même est lunaire : Bruichladdich Classic Lady, vin fortifié, liqueur d’abricot, bière pale-ale, bitter cassia-pomme maison. Et les mecs te proposent ça au prix de 9 euros alors qu’ils pourraient le vendre le double que l’on paierait sans sourciller !

Dernière étape de notre périple : le Serpent à Plume. Lieu qui nous intriguait depuis fort longtemps, situé sur la bourgeoise Place des Vosges. Descente au sous-sol pour un endroit perché… Très beau cadre, ambiance “m’as-tu vu, car moi je t’ai vu”, où tous les canapés sont orientés pour que tout le monde puisse voir tout le monde. Au niveau des cocktails… bon, pas une réussite avec et sans alcool. Mais bon, on va dire que c’était à cause de l’expérience du bar précédent, qui avait mis la barre beaucoup trop haute.

Jour 2 de la Paris Cocktail Week

Erreur de planning, puisque Georges a calé une raclette ce jour-là chez des amis. Heureusement, il nous reste une demi-heure à tuer avant de s’exploser le bide. Direction Monsieur Antoine. Un bar que l’on voulait faire depuis des années. Et qui était un peu sorti de nos radars. Donc on saute sur l’occasion pour leur rendre visite. Situé à quelques encablures de la Mairie du 11e, ambiance tamisée comme on les aime. Et un cocktail au Calvados ! Et qu’un bar essaie de démocratiser son cocktail de la Paris Cocktail Week avec du Calvados avec un très bon Mrs Gold, c’est un sacré plus. On resterait bien plus longtemps, mais la raclette nous attend… Foutue raclette. 

Jour 3 de la Paris Cocktail Week

Dimanche, on doit aller voir les mecs de Dynastie en guest au Syndicat, mais la flemme du dimanche soir nous a séchés d’un coup que l’on n’a pas vu venir. La loose.

Jour 4 de la Paris Cocktail Week

Blessé dans son ego la veille, Georges compte bien se rattraper même si c’est lundi. Ah si, une proposition d’amélioration quand même au passage. Ça serait sympa d’ouvrir le lundi pour les bars de la Paris Cocktail Week. Voilà ça c’est dit. On commence avec le CopperBay. Toujours aussi excellent que ce soit pour la Paris Cocktail Week, que sans. Derrière le bar ce soir, Bastien nous régale avec ses cocktails à base de Noilly Prat. On opte pour la vague qui nous a fait voguer (elle était facile celle-là) avec son cordial d’algue et son eau de sarrasin toasté. Et comme si le moment n’était pas assez magique, on a même eu droit aux huîtres pour accompagner ce délice.

Direction les voisins du Syndicat. D’habitude, la façade est discrète. Aujourd’hui, impossible de passer à côté de la vitrine recouverte d’affiches de la Paris Cocktail Week. Histoire de rester dans l’actualité, nous avons opté pour le cocktail La Grève avec son Spirit of Paris Boisé infusé aux graines de Moutarde, jus de céleri, jus de citron, sirop de pamplemousse et basilic et soda. Mais nous ne sommes pas sur le piquet de grève, et nous devons continuer pour l’étape suivante. 

Divine. Une ambiance de film des années 60. Est-ce à cause de sa boule à facette ou de ses nuances de cuivre et marbre foncé ? Et un service toujours impeccable. L’endroit idéal pour déguster une Sensilla, le cocktail de Pauline Le Dily en lice pour la Bacardi Legacy France 2020. Un bar où l’on est aussi bien au comptoir qu’en salle.

Sur le chemin du retour, on se fait une dernière halte à Bisou. Georges s’était promis sur le chemin de finir sur un cocktail sans alcool. Mais sa volonté est en carton : le cocktail avec alcool « Vertige » est beaucoup trop intéressant pour passer à côté. Avec de l’Oloroso infusé aux pleurotes. Bordel que c’est bon. On ne regrette pas d’avoir mis nos volontés aux oubliettes ! Par pur soucis de fierté, on a testé aussi « Frime » le cocktail sans alcool quand même !

Jour 5 de la Paris Cocktail Week

On profite d’interviewer Nico de Soto pour tester le cocktail de Danico “Almost There”. Le genre de cocktail frais et simple à boire (Cardamone, verjus, sirop de sucre, soda maison aux feuilles de Shiso) dont nous avions bien besoin pour commencer une des plus grosses journées de tasting.

Direction ensuite le bar étoilé (non on déconne, ça n’existe pas encore) d’Hélène Darroze. Pas de bol, on arrive après la masterclass d’Ago Perrone, mais avant son guest. Pas grave on va tout de même prendre un cocktail, mais 20 minutes plus tard toujours rien ne se passe. Tant pis, on change d’endroit.

Georges arrive dans un bar qu’on adore : Mabel. C’est blindé. Joseph derrière le bar est seul. Cet homme doit être l’incarnation de la déesse Kali (celle avec ses 10 bras). Les cocktails fusent dans tous les sens avec une qualité exemplaire. Les 2 cocktails pour la Paris Cocktail Week sont un exemple de créativité, mais sans tomber dans le bullshit. Quand on regarde la liste des ingrédients, on est interloqué. Quand on boit les cocktails, on est charmé. C’est bon, bien équilibré et on a envie d’en reboire : “Sorry 4 what I said I was sober” et “Macouba Colaba”. 

Direction l’Expérimental Cocktail Club Paris avec Matthew Long derrière la bar. Pour un “little Britain” qui pour un sans alcool, nous a scotchés (on a demandé 3 fois si c’était bien le sans alcool). Une mousse gourmande agrémentée de sarrasin soufflé. Et un “Peated pear” bien tourbé comme on les aime. 

Nous enchaînons au Golden Promise pour un “vieille Branche” leur cocktail sans alcool. C’est disruptif, paraît-il, de prendre un cocktail sans alcool au milieu de l’une des meilleures caves à Whisky de France, voire d’Europe. Mais c’était une belle erreur… Dans un lieu qui vit le whisky, on prend un cocktail au whisky ! 

Il est temps de rentrer. Non, une dernière halte pour une grosse surprise de cette Paris Cocktail Week : le Breizh Café Montorgueuil. On y allait pour manger une crêpe. On se retrouve dans un caveau cosy qui propose des cocktails qui envoient du lourd, avec un lien breton. “La pomme et le bois” nous propose un schrub de vinaigre de cidre au miel de blé noir avec une fermentation maison de pommes et de nashi au soba-cha et aux épices. C’est canon.

Jour 6 de la Paris Cocktail Week

La fatigue commence à se faire sentir ? Non même pas. La bonne humeur permanente de tous les bars participants nous porte. Nous en finissons un que nous avons hâte de découvrir le suivant.
Et c’est par les copains du Calbar que l’on commence : “Ayden’s garden” (sans alcool), suivi d’un original “C’est clair et c’est carré”, un original milk punch à la vodka !

Une nouveauté pour Georges par la suite, The Shelter par l’hôtel des grands Boulevards. Un cocon avec vue sur la grande verrière pour un “Perce Neige” (sans alcool), simple et efficace. Dommage que la pauvre bartender était seule derrière le bar, ce qui a obligé à une attente interminable juste pour commander… Dommage pour l’expérience car le cocktail était réussi.

Un peu de marche à pied pour arriver à Kouto. Georges avait planifié pour arriver à un créneau calme. Mais c’était le feu à Kouto. Malgré ça, toujours le smile et l’efficacité au rendez-vous. En plus d’avoir deux cocktails très bons, on apprécie la créativité sur les 2 noms : “Kilt ou double” et “Ne me kilt pas”. Bonus des meilleurs noms de cocktails de cette Paris Cocktail Week !

Direction les Passerelles (le bar de l’hôtel Parister), dans une rue faussement calme. L’hôtel est chic et moderne, mais le bar a su conserver une ambiance décontractée et professionnelle. On déguste “La mystérieuse cité d’heure” et on plonge dans les rêveries de notre enfance. Georges reprend connaissance par la voix rauque d’une femme à côté de lui qui présente sa carte VIP de la Paris Cocktail Week.  Une journaliste de France Inter… Pour finir sur une note plus forte, Georges se laisse aller à un “le miel et les abeilles”. (Whisky Aberfeldy 12 ans, Liqueur de pin, Miel de sapin, Vin effervescent blanc de Blanc). 

Dernière étape de notre journée qui commence à taper dans les jambes (plus de 9km à pied pour aujourd’hui, la Paris Cocktail Week est aussi un sport) : Sister Midnight. En plus, Georges fait coursier pour apporter un boomerang. Le lieu est bondé. On prend un “Another Green World” (avec du vinaigre balsamique blanc et du concombre) dans ce lieu si atypique. Et on rêve que la téléportation existe pour nous ramener à la maison.

Jour 7 de la Paris Cocktail Week

Nous vous l’avions caché, mais Georges s’était fixé comme objectif de faire la totalité des bars de la Paris Cocktail Week. Là, sauf exploit, il faut avouer que ça sera impossible. Pourtant on commence à 18h sonnante à l’Hôtel du Louvre où Christophe Davoine (MOF Bar) est derrière le bar sous la sublime verrière de l’hôtel. Un “Anethstesia” s’il vous plaît ! Sa particularité : la baie de Miraculine que l’on prend en premier et qui vous anesthésie (ok Georges n’est pas docteur) le côté acide du cocktail. Magique. 

Retour au Rehab, le bar ghetto (là où avait eu lieu la conférence de presse de lancement de la Paris Cocktail Week) pour un cocktail au CBD, la drogue qui n’en est pas vraiment une. Mais sans alcool avec un “Julhès & juice”. Nom simpliste pour un cocktail qui ne l’est pas pourtant : Spirit of Paris, Kombucha, cordial de banane et CBD. En bonus, la garnish de concombre rouge ! 

On quitte nos dealers de CBD pour rejoindre le Park Hyatt Paris-Vendome. Changement d’ambiance un peu brutal on l’avoue. Heureusement la chanteuse et le pianiste étaient là pour nous faire passer un bon moment pour déguster des cocktails… ambiance 5 étoiles.

Quitte à faire les endroits chics, allons au Charles, le bar de l’hôtel Burgondy. Accueil au petit oignon. +1 pour la paille en verre servi dans notre “Red Power”. 

Et pour finir en beauté, nous ne pouvions pas rater le guest des italiens de Bar Barrier. Avec une grosse claque pour “The Frame” à base de Mezcal et de rhum. Les mecs sont forts. Et tout cela dans un bar qu’on apprécie toujours année, après année : la Mezcaleria. 

Jour 8 de la Paris Cocktail Week :

Direction la rive gauche. Et commençons par un bar avec une des meilleures équipes de bar de Paris : le bar 1802. Du rhum, en veux-tu en voilà. Tout commençait bien avec un “Pandan ce temps-là” (vous avez le jeu de mots ?). Pour continuer avec un excellent Morning Man (cocktail Bacardi Legacy 2020 d’Adrian Nino). Et Georges n’a toujours pas compris comment, mais il se retrouve à déguster des rhums à 72,8° et un autre à 86,3°, mais c’est une autre histoire. Bref de la passion, et des bons produits, le secret de bar 1802. 

Ensuite Castor Club. Le bar est blindé, 4 touristes éméchées font la danse de la joie autour de Georges. Attendez, ce n’est pas Georges qui a bu du rhum à 86,3° juste avant pourtant !? On se dépêche de déguster notre “Calgary Slide” et on sort avant d’être kidnappé par ses enragées venues d’un autre monde. 

Pour aller à Arbane avec un guest Woodford Reserve. On commence avec un “Double Oak Old Fashioned” qui réveille. Le genre de verre pour finir en beauté une soirée, dans un lieu agréable. On a enchaîné sur un autre cocktail, mais le shoot de Woodford juste avant (ou peut etre le rhum à 86,3 degrés) a fait faiblir la mémoire de Georges. 

Jour 9 de la Paris Cocktail Week

Fifty-fifty. Un bar à cocktails rue Oberkampf qui nous prouve que la rue Oberkampf a bien évolué et n’est plus seulement le repère de soirées avec de mauvaises pintes de bière à la main. Ce bar se distingue par sa déco chaleureuse et ses cocktails travaillés aussi bien avec, que sans alcool. 

On descend la rue (très longue rue), sous la pluie pour arriver au réconfortant Cambridge Pub House. Sous un temps anglais comme aujourd’hui, on se croirait plongé au coeur de l’Angleterre. On commence avec un « Cruel Intention » (Spirit of Paris Boisé stimulant, sarrasin et miel, citron, aquafaba).  Pour enchaîner sur un Everlasting Winter. 

Finalement notre parcours nous mène à La Mina. Ce bar situé sous le restaurant Carbon. Pour un lieu aussi petit, tout y est : DJ, back bar de compétition, places au bar ou confortablement installées. Bien entendu, on s’installe au bar pour déguster un expresso martini spirit free terriblement efficace. Et on enchaîne sur un Negroni réalisé avec un bitter maison (la Mina ne travaille pas avec les grosses marques, donc quand il n’y a pas d’équivalents, ils font eux-mêmes tout simplement…). 

D’ailleurs, notre périple nous emmène au 153, à deux pas du musée Pompidou. Où un “coq en pâte” nous attendait à base de gin Balbine, une petite marque qui monte, en faisant les choses bien. Ce cocktail à base de Gin, oeuf, crème fraîche, sirop de Noël Maison et apéritif de Normandie passe crème pour accompagner notre tartine. 

Dernière étape : Résistance. Le bar qui fait de la résistance au sein d’un Marais rempli de grosses marques internationales. Et ça a l’air de plaire, car le bar était rempli. Pour finir, un “Brest-Paris” gourmand avec son sirop de pralin maison, et servi avec une pâte d’amande et noisette à la vanille.

Jour 10 : Ground control

La Paris cocktail Week est finie, mais dimanche se tient la closing où pour l’occasion certains barmen viennent faire leur cocktails sans alcool à Ground Control. Finir par le cocktail du French Riviera qui s’appelle « Doucement ». Quoi de mieux pour retrouver la Terre et la monotonie de Paris sans la Paris Cocktail Week ! 

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