Il est 11h passées de quelques minutes quand les premières bouteilles atterrissent sur le bar du Memento. Dehors, Paris vaque à ses occupations. Dedans, plus d'une quinzaine de bartenders survoltés s'apprêtent à passer les six prochaines heures à s'affronter mentalement et techniquement sur toutes les facettes de leur métier. Bienvenue au World's Ultimate Bartending Championship, avec des candidats venus de toute la France.
MONKEY SHOULDER, LA MARQUE QUI PARLE AUX BARTENDERS
Si Monkey Shoulder organise le WUBC, ce n'est pas un hasard. Depuis toujours, le blended malt écossais s'est construit une identité à part dans le monde des spiritueux : celle de la marque du bar, pensée par et pour les professionnels du service. Monkey Shoulder revendique un whisky facile à travailler derrière un comptoir, taillé pour les cocktails, et une signature qui résume tout, "Skills That Pay The Bills". Le message est clair : le vrai savoir-faire d'un bartender ne se limite pas à un joli geste devant une caméra, il se prouve sur la durée, sous pression, sur tous les fronts du métier.
Le WUBC est la traduction concrète de cette philosophie. Plutôt qu'une compétition de mixologie classique où l'on juge un cocktail signature devant un jury, Monkey Shoulder a construit un format qui teste tout : la culture, la précision technique, le nez, le sens du service, la vitesse d'exécution sous contrainte. De quoi couronner le bartender le plus complet.

11H : LE COUP D'ENVOI
Pas de discours interminable, pas d'échauffement en douceur. Le format WUBC ne fait pas de cadeau : dès la première heure, direction le quiz. Cinq rounds, difficulté croissante, 20 secondes par question, et une bonne partie des questions tournent autour de Monkey Shoulder elle-même. Parce qu'avant de servir la marque au comptoir, encore faut-il en connaître l'histoire.
D'où vient le nom, d'abord. Le blend s'appelait à l'origine "Batch 27", un nom jugé trop peu attrayant et vite abandonné au profit de "Monkey Shoulder", en hommage aux malteurs. Ces "maltmen" retournaient autrefois l'orge à la pelle, exposés en permanence aux courants d'air, ce qui leur causait de sérieux rhumatismes à l'épaule, un mal de dos de métier littéralement baptisé "l'épaule du singe". D'où les trois petits singes accrochés à la bouteille, devenus la signature visuelle de la marque. Et le "Batch 27", justement, n'a pas disparu : il vit toujours sous une autre forme. La distillerie sélectionne et assemble un lot de 27 fûts mûris au moment jugé idéal par le master blender, avant que chaque bouteille ne soit soumise au contrôle d'une équipe de 33 personnes. Un clin d'œil qui explique pourquoi certains amateurs continuent d'appeler affectueusement le whisky par son ancien nom de code.
Sur le fond du liquide, le quiz revenait aussi sur l'assemblage lui-même : Monkey Shoulder est un triple malt né de l'assemblage de trois single malts du Speyside issus des distilleries William Grant : Balvenie, Glenfiddich et Kininvie. De quoi donner du fil à retordre même aux plus aguerris, et rappeler que derrière l'image fun des trois singes, il y a un vrai savoir-faire autour du blend.


MIDI PASSÉ : ÇA S'ENCHAÎNE
Le rythme ne retombe jamais. Direct après le quiz,place au pouring challenge, l'épreuve qui ne pardonne pas le moindre gramme en trop : 17 shakers à remplir en enchaînant les mesures, du 5ml au 50ml, chrono en main. Puis le nosing, où il faut identifier catégorie ET marque sur dix verres noirs en seulement trois minutes, sans avoir le droit de goûter.
Entre deux épreuves, l'ambiance reste électrique. On se charrie, on se motive, on refait le match du concurrent précédent. C'est tout l'esprit du WUBC, et par extension celui de Monkey Shoulder : sérieux dans l'exécution, complètement décomplexé dans le ton.

L'APRÈS-MIDI : SERVICE ET PRÉCISION
Vient ensuite le service en salle, où chaque bartender doit prendre commande sans carnet, slalomer jusqu'au bar, livrer les bons verres aux bonnes personnes sur un seul plateau, et débarrasser sans rien casser. Un exercice qui semble simple sur le papier et qui, sous la pression du chrono, révèle vite les nerfs les plus solides.
Puis le perfect serve, l'épreuve la plus emblématique de la marque : reproduire à la perfection un Monkey Shoulder Old Fashioned, jugé au degré près sur la température, au millilitre près sur la dilution, et au Brix près sur l'équilibre sucré. Un exercice presque scientifique, où la moindre approximation se paie cash. Une rigueur qui n'a finalement rien d'étonnant pour Monkey Shoulder dont l'assemblage est, lui aussi, une question de précision.
LA DEMI-FINALE : LE ROUND BUILDING
Après cinq épreuves à cumuler les points, seuls quatre bartenders restent en lice pour la dernière ligne droite. D'un côté, Erik Nilsson (Prescription Cocktail Club) affronte Mike Jordhoy (Candelaria). De l'autre, Maxime Caillet (Isadora) croise le shaker avec Yaël, du Moonshiner.
Le principe du round building ne laisse aucune place à l'à-peu-près : six cocktails à base de Monkey Shoulder à enchaîner le plus vite possible, sans sacrifier la qualité. Un membre du jury peut sanctionner d'un zéro un cocktail jugé raté, et la pénalité tombe fort. Ici, on ne récompense pas la vitesse brute, mais la vitesse maîtrisée, exactement la valeur que la marque cherche à célébrer chez les bartenders qu'elle soutient.

LE VERDICT
Au bout de cette journée à rythme effréné, c'est Maxime Caillet, d’Isadora, qui décroche le titre. Une victoire construite épreuve après épreuve, sur la régularité autant que sur l'explosivité du dernier round. Il remporte un ticket pour aller défendre la France en Inde pour la finale mondiale WUBC !
À chaud, le nouveau champion revient sur cette journée marathon :
« C'était très rythmé dans une super bonne ambiance, on court dans tous les sens, d'épreuve en épreuve et il y en a pour tous les goûts, c'est plutôt complet. J'adore ce genre de compétition qui récompense le travail de bartender en live plus que le speech appris par cœur, c'est réel ! »
Bravo à lui, à Yaël, Erik et Mike pour cette demi-finale à couper le souffle, et à tous les participants qui ont joué le jeu du premier au dernier round.

