Le rhum vénézuélien Santa Teresa 1796 s’offre une finition en fûts ayant contenu du whiskey irlandais Teeling. Une édition limitée à 59 euros qui croise solera caribéenne et maturation dublinoise.
Le rhum qui termine son vieillissement dans un fût de whisky, on connaît. L’inverse aussi. Mais quand Santa Teresa, maison vénézuélienne fondée en 1796, s’associe à Teeling, distillerie de Dublin, l’exercice a le mérite de réunir deux références de leur catégorie respective. Résultat : Santa Teresa 1796 Irish Whiskey Cask Finish, une édition limitée qui arrive en France.
Quatre étapes de vieillissement
La base reste celle du Santa Teresa 1796 classique. Trois rhums vieillissent d’abord séparément, entre 4 et 35 ans selon la marque. Ils sont ensuite assemblés et poursuivent leur maturation en fûts de chêne selon la méthode solera, ce système d’échelles de fûts où l’on soutire une partie du rhum le plus ancien pour la remplacer par du plus jeune. Vient ensuite un affinage en cuves de chêne français.
La nouveauté tient dans la quatrième étape : dix mois en fûts de chêne ayant accueilli du whiskey Teeling. De quoi apporter, selon la maison, des notes boisées, des épices douces et une touche de vanille au profil habituel du 1796.
Pourquoi Teeling ?
Teeling est née en 2012 à Dublin, portée par une famille dont l’histoire dans le whiskey remonte à 1782. Sa distillerie est la première à avoir ouvert dans la capitale irlandaise depuis plus de 125 ans, et la marque s’est fait un nom sur les finitions en fût. Côté Santa Teresa, l’entreprise reste familiale, dirigée par la cinquième génération avec Alberto Vollmer, et revendique le titre de premier producteur de rhum du Venezuela, sous l’appellation D.O.C. Ron de Venezuela.
Autre point commun : les deux maisons gravitent dans l’orbite de Bacardi, distributeur de Santa Teresa et propriétaire à 100% de Teeling depuis 2026.
À la dégustation
La robe est ambre cuivré avec des reflets acajou. Le nez mise sur le bois, les épices et la vanille. En bouche, on annonce des notes toastées et épicées sur une texture ronde, avant une finale longue où la vanille et le boisé du whiskey prennent le relais. Le tout titre 45 % vol., un cran au-dessus du 1796 standard (40 %), ce qui devrait donner un peu plus de tenue en cocktail.
Côté bar : deux recettes
La marque recommande de le servir sec, sur un gros glaçon, ou en cocktail sur des classiques comme le Old Fashioned. Deux recettes accompagnent le lancement.
Chaguaramo : 6 cl de Santa Teresa 1796 Irish Whiskey Cask Finish, allongé d’eau gazeuse, sur glaçon. Un highball simple qui laisse parler le rhum.
Irish Coffee revisité : Santa Teresa 1796 Irish Whiskey Cask Finish, Teeling Small Batch, sirop de cannelle, café chaud ou froid, crème, grains de café en garnish. Un split base rhum et whiskey qui boucle la boucle entre les deux maisons.
L’essentiel
Santa Teresa 1796 Irish Whiskey Cask Finish, édition limitée, 70 cl
45 % vol.
Prix de vente conseillé : 59 euros.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

