Après le Vert et le Jaune, Izarra ajoute une troisième référence à sa gamme. Izarra 48 reprend la base de la recette verte, pousse le degré et y glisse du cognac et de la mandarine. Une liqueur pensée autant pour la glace que pour le shaker, présentée cet été par le groupe Vedrenne.
Izarra 48, la référence la plus puissante de la gamme
Le nom ne cache rien : 48 % vol., soit le degré le plus élevé de la marque. Ce surcroît d’alcool doit permettre à la liqueur de développer davantage sa complexité aromatique.
L’argument est classique, mais il tient la route. L’alcool porte les arômes, et une liqueur de plantes gagne souvent en nerf quand le degré vient équilibrer le sucre.
Izarra 48 rejoint donc les deux références historiques, Izarra Vert et Izarra Jaune. Elle reprend le flacon de la marque en 70 cl, avec une étiquette à dominante verte qui annonce clairement sa filiation avec le Vert.
Ce qu’il y a dans la bouteille
La base est celle d’Izarra Vert : un distillat de plantes et d’épices, complété par une double macération de brou de noix et de pruneaux. Le brou de noix apporte des tanins et une pointe d’amertume, le pruneau de la rondeur.
La différence tient en deux ingrédients. D’abord du cognac, censé donner structure, profondeur et longueur en bouche. Ensuite un alcoolat de mandarine, chargé de l’éclat aromatique. Associer une liqueur de plantes à une eau-de-vie de vin n’a rien de neuf dans la tradition des liqueurs françaises, mais c’est ce qui distingue cette version de son aînée verte.
Les notes de dégustation
Robe verte aux reflets olive. Au nez, les plantes aromatiques dominent, avec une touche d’agrumes. En bouche, l’attaque reste végétale avant que la rondeur du cognac ne prenne le relais, pour une finale marquée par la mandarine. Un Last Word sans Chartreuse : le vrai message d’Izarra 48.
Pour accompagner la sortie, la marque a confié deux recettes à Pierre Munier.
This Is Not a Last Word
2 cl de gin Salers, 2,5 cl d’Izarra 48, 2,5 cl de liqueur d’abricot Vedrenne et 2 cl de jus de citron vert. Shaker, double filtration, une griottine pour finir.
Le titre dit tout. Le Last Word classique associe à parts égales gin, Chartreuse verte, marasquin et citron vert. Ici, Izarra prend la place de la Chartreuse, l’abricot celle du marasquin.
Difficile de ne pas y lire un positionnement. Depuis que les Chartreux ont choisi de plafonner leur production, nombreux sont ceux à vouloir y prendre des parts de marché. Avec ses 48°, Izarra 48 se rapproche davantage de la Chartreuse verte (55 %) que ses grandes sœurs, et arrive pile sur ce terrain.
Attomik 48
2 cl de rhum blanc Bielle 59°, 2 cl d’Izarra 48, 2 cl de jus de citron vert, 0,5 cl de sirop d’orgeat et 0,5 cl de liqueur de gingembre Vedrenne. Shaker, glace pilée, menthe fraîche. La structure rappelle celle d’un daiquiri enrichi, avec l’orgeat comme clin d’œil au registre tiki.
Une liqueur basque pilotée depuis la Bourgogne
Izarra naît en 1906 à Hendaye, sous l’impulsion de Joseph Grattau, pharmacien et botaniste. La marque prend son essor après son installation à Bayonne, à la veille de la Première Guerre mondiale, et bâtit très tôt son identité sur le Pays basque : izarra signifie étoile en basque.
Depuis 2018, la marque est exploitée par le groupe Vedrenne, maison de liqueurs installée à Nuits-Saint-Georges, en Côte-d’Or.
Côté prix, Izarra 48 est affichée à 35 € TTC chez les cavistes et disponible dans le réseau CHR.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

