Vainqueur France 2023 du concours The Bartenders Society, nous avons partagé un cocktail avec Benoit Bouillard, chef barman de Monsieur Moutarde à Dijon, afin qu’il partage avec nous ses anecdotes et astuces vous permettant ainsi de mettre toutes les chances de votre côté ! Et pourquoi pas remporter la finale monde de The Bartenders Society lors de l’édition 2024 ? 

Benoit, quel souvenir gardes-tu du concours The Bartenders Society ?

Je ne garde du concours The Bartenders Society que d’excellents souvenirs. Cela commence dès mon arrivée : c’était vraiment impressionnant cette grande scène avec les caméras, les écrans etc. 

Ensuite, j’ai tout de suite été conquis par la bienveillance émanant du concours. J’étais très content de retrouver les copains bartenders de toute la France. On s’est tous très, très vite acclimatés grâce à l’excellente ambiance friendly qui règne sur The Bartenders Society. Cela a créé une excellente synergie entre nous ! 

Le stress est très vite retombé parce qu’au final, dès le café, nous avons commencé à rigoler tous ensemble.

Il y a également la masterclass de Matthias Giroud qui est ancrée dans ma mémoire. C’était très intéressant de capter sa philosophie sur le thème de l’année précédente, et de comprendre sa vision des choses. Pour moi, voir Matthias Giroud, c’était incroyable ! C’est une personne iconique dans le métier.

Quels conseils donnerais-tu aux finalistes français ?

Je ne peux que leur conseiller d’aller au bout de leurs idées, de mettre leur cocktail à leur service. Ils doivent vraiment valoriser leur philosophie, c’est-à-dire ce que représente le barman et la conception du cocktail de demain pour eux, plus encore que le cocktail lui-même.

Ils doivent vraiment tout donner pour délivrer leur message.

Quelle(s) erreur(s) as-tu pu faire et qui aurait(ent) pu être évitée(s)?

Par exemple, lors de mon passage, je sais que j’ai beaucoup bafouillé. Donc c’est primordial de s’entraîner avant. Pas forcément d’avoir un speech préfabriqué et parfaitement mémorisé, mais d’avoir des mots clés et ensuite de laisser faire le feeling.

C’est très important de se préparer car The Bartenders Society est un concours qui ne laisse pas la place au hasard, surtout pour les Français, car dès le lendemain, ils enchaînent avec la finale internationale.

C’est, à mon sens, un des concours les plus complexes, parce qu’il faut travailler la finale France, tout en se projetant sur une possible finale internationale. Il faut commencer dès maintenant à imaginer différentes épreuves en s’entraînant, et en testant différents accords Saint James, Marie Brizard, et Caraïbos qui peuvent fonctionner. Cela peut vraiment faire la différence pour ne pas se trouver pris au dépourvu lors de la finale internationale.

Que t’a apporté ta victoire au concours ?

C’était une belle expérience qui m’a permis de remporter un trophée, beaucoup de rhum, et un très beau voyage en Martinique que j’ai pu partager avec ma chérie.

Mais encore plus important, le concours m’a permis de constituer un réseau ! J’ai eu la chance d’être sollicité par BLMHD pour des recettes, participer à des événements, animer des masterclasses. Ce n’est pas comme d’autres concours, où une fois le titre gagné, tu tombes dans l’oubli. Avec The Bartenders Society, tu rejoins la famille des anciens vainqueurs du trophée. Nous nous sommes d’ailleurs tous rejoints à Dijon il y a un mois de cela.

En gagnant The Bartenders Society, j’ai eu la chance de devenir ambassadeur du concours et j’ai pu animer une masterclass avec Matthias Giroud, que j’idolâtre, c’était incroyable. Ce titre me permet de côtoyer des gens qui sont des pontes dans leur domaine, c’est très valorisant ! 

Pour cette édition 2024, tu feras partie du jury. Qu’est-ce que cela te fait et qu’attends-tu des candidats ?

C’est vrai que ça va être étrange de me retrouver de l’autre côté et d’être assis avec les autres membres du jury.

J’attends des candidats de me raconter de belles histoires. Encore plus qu’un cocktail bien réalisé, en respectant les règles du concours, les règles d’hygiène, ou la technique, je veux voir des recettes étonnantes ! Et surtout, un discours qui est cohérent avec ce qu’ils vont proposer.

Le thème du futur est un thème très créatif mais qui peut parfois être vague car nous sommes seulement dans l’imaginaire et l’on ne peut pas prédire l’avenir, en tout cas de mon côté, je ne sais pas encore faire (rires). Ils auront un grand travail à faire pour nous transporter dans leurs concepts.

Cette année, l’organisation The Bartenders Society a mis en place « Le rendez-vous des anciens gagnants », peux-tu nous parler de cette journée ? Quelle innovation as-tu pu découvrir lors de cette journée ?

Puisque je suis le dernier gagnant en date, “Le rendez-vous des anciens gagnants de The Bartenders Society” se tenait sur mes terres, à Dijon ! 

C’était un événement où étaient conviés tous les anciens gagnants français The Bartenders Society dans une superbe villa avec piscine. C’était une très belle façon de mieux connaître la famille The Bartenders Society car lors des finales, tu es beaucoup sollicité et tu n’as guère le temps de discuter. Là, ça m’a vraiment permis de m’intégrer dans ce groupe et de mieux connaître les anciens vainqueurs notamment Simon Quentin, gagnant français 2022, qui était dans le jury l’année dernière, ou encore Mathieu Gouret, du Santeuil Café et gagnant français 2017 que je suis sur les réseaux sociaux depuis que j’ai commencé le bar ! 

Nous avons pu vivre des expériences autour des marques Saint James, Marie Brizard et Caraïbos chaque fois en binôme. 

La première expérience était de retrouver les comptes d’âge Saint James. La seconde était un atelier cocktail Marie Brizard avec l’un des deux participants qui avait les yeux bandés, et l’autre barman qui devait le guider. Une superbe expérience à refaire ! Ça m’a permis également de découvrir la nouveauté Marie Brizard nommée Aperitivo, idéale en Spritz mais aussi pour d’autres cocktails. D’ailleurs, les candidats l’auront à disposition cette année pour The Bartenders Society ! C’est un produit qui arrive dans la tendance actuelle, où les gens veulent du spritz sous toutes les formes.

Enfin, la dernière épreuve était autour de la géographie afin de mieux connaître les pays de production des fruits utilisés pour l’élaboration de Caraïbos ! 

Je m’en suis bien sorti, parce qu’on changeait à chaque épreuve de binôme et à chaque fois j’ai gagné ! 

Photo fournie par The Bartenders Society

Quelles-sont selon toi les 3 bonnes raisons de participer au concours ?

L’expérience, car participer à un concours, c’est toujours bon, peu importe que l’on gagne ou perde. 

La récompense : il y a quand même un très beau gain à la clé : gagner un voyage, car,  il y a certaines personnes, moi, j’en suis conscient, qui ne voyagent peut-être pas dans leur vie. 

Et enfin, le réseau ! Avec la famille The Bartenders Society, je me suis fait plein d’amis, de connaissances. Sur tous les points de vue, ça ne peut être qu’une belle expérience.

Par exemple, avec les participants Français de l’an dernier, nous partageons encore un groupe WhatsApp, sur lequel nous continuons d’échanger sur des idées de recettes, de techniques etc. !  C’est tellement enrichissant de rencontrer des gens, d’apprendre à côté d’eux et d’échanger avec eux.

En plus le bonus de The Bartenders Society c’est la richesse du portefeuille de marques Saint James, Marie Brizard et Caraïbos !  Donc, ça te laisse un panel d’orientation, de créativité qui est quand même très, très large. En plus, ce sont des produits qui se trouvent très facilement donc, c’est un concours qui est assez accessible. Envoyer une recette, ça ne coûte presque rien et cela ne prend que quelques heures de ton temps.

C’est aussi le premier concours à avoir mis les cocktails avec alcool et sans alcool au même niveau ! C’est vrai que c’est bien aussi de mettre un peu de contraintes sur les bartenders, parce que souvent, quand on organise des concours, ce sont seulement des concours autour des cocktails avec alcool.

Maintenant, ça revient à la mode, et beaucoup commencent à mettre des cocktails low ABV à leur carte .

C’est motivant de se dire que je dois faire un cocktail avec alcool, mais d’avoir aussi la contrainte de faire un cocktail no ou low alcool en étant créatif. C’est une bonne contrainte que l’on fait trop peu dans le monde du bar ! 

C’est un axe qu’il faut travailler parce que c’est intéressant pour vous, c’est intéressant pour nous et ça sera intéressant pour nos clients aussi ! 

Author

Fondateur de ForGeorges - plus de 1 000 bars testés à travers le monde - prend autant de plaisir à tester un nouveau bar, que déguster un spiritueux ou un verre de vin en bonne compagnie ! Spécialiste de la loi Évin et dénicheur de bonnes idées et innovations pour les marques d'alcool ! Son cocktail préféré ? Tous à partir du moment où ils font passer un bon moment (mais ne crache jamais sur un old fashioned bien réalisé ! ). Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...) Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...)

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