Bacardi Legacy – Une heure avant de passer la finale France avec Adrian Niño

Adrian Nino Bacardi legacy France

Depuis notre dernière interview, comment se sont passés ces derniers mois ?

Mille et mille et mille choses ! Mais j’ai appris énormément sur moi. J’ai appris encore plus du métier ! J’ai rencontré des gens assez incroyables ! Si je n’avais pas fait ce concours, je ne pense pas que j’aurais eu l’occasion d’aller rencontrer ces personnes, d’être allé là où je suis allé. C’est un concours qui t’oblige à te dépasser. 

As-tu vécu des choses particulières, inattendues ? 

Oui, il y a eu l’événement à Rungis où nous sommes partis avec plusieurs personnes dans le cadre de la Bacardi Legacy pour aller à la rencontre des gens de Rungis, les «Morning Men» de Rungis, c’est un événement assez marquant. 

Nous avons eu la chance d’être accueillis par des gens vraiment formidables qui nous ont fait faire le tour de tous les pavillons avec leurs voitures, dans leurs propres restaurants. Rungis est une ville énorme, tu ne peux pas tout faire à pied. On a rencontré des bouchers, des volaillers, des poissonniers, des fleuristes, des primeurs. Cet événement était vraiment marquant. 

J’ai pris aussi beaucoup de plaisir à faire des Masterclass avec des gens qui ne sont pas forcement du milieu, mais qui sont très curieux de ce qu’on fait, nous, barmen. Je suis allé les rencontrer dans une salle de CrossFit et je les ai invités dans mon bar dans le cadre de la Paris Cocktail Week. Je suis aussi allé les voir dans des hôtels et faire des formations avec les équipes d’hôtel, qui ne connaissent pas le métier, c’était vraiment cool.

J’ai aussi eu la chance de développer ce projet avec des gens qui m’ont vraiment soutenu. Je ne les remercierai jamais assez et mine de rien, il y a beaucoup de bars, partenaires de ce projet, qui ont accepté de reverser des fonds pour les restos du coeur. C’est l’association qui me tenait vraiment à coeur dans cette compétition. Nous avons réussi à récolter pas mal de fonds pour eux donc je suis très content. Au-delà de ça, à cause de la loi Évin, c’est compliqué de communiquer avec le charity work et l’alcool. Mais malgré cela, nous avons réussi, moi de mon côté à palier un peu à ce problème. Et du leur, de suffisamment apprécier la démarche pour nous proposer d’être bénévoles, ma femme et moi. Moi sur l’actif, et elle sur la communication et le marketing pour Les restos du coeur, et c’est vraiment cool.

Tu t’y attendais un peu ou pas du tout ?

Pas du tout !  Mais alors, pas du tout ! J’étais un peu face à un mur « merci pour tout, mais on ne peut pas faire en sorte que ça marche comme ça ». Finalement, nous avons relancé et ça les a piqué, le storytelling leur a plu et nous avons réussi à faire quelque chose d’encore plus humain et je suis très content.

Penses-tu, qu’au-delà de la Legacy, tout ce que tu as mis en oeuvre pourrait continuer à vivre ?

Carrément ! C’est assez drôle parce que les amis et les gens de l’industrie m’appellent tous maintenant le Morning Man. Je crois avoir réussi à faire passer le message que “Morning Man”, ce n’est pas que moi, mais tout le monde. Il faut avoir une ouverture d’esprit dans ce qu’on fait dans ce milieu. Il y a des choses et des histoires passionnantes chez chacun, à travers des modes de fonctionnement différent, et c’est grâce à cette Legacy que j’ai peut être chopé un concept fort. Il va me permettre à moi de me trouver, et peut être de me lancer dans la suite sur d’autres sujets. Je ne peux pas trop en parler (rires). Il n’y a rien d’officiel, on m’a proposé et donné des contacts pour faire vivre ce projet là, de manière assez factuelle. Juste après, j’ai rencontré une personne qui m’a dit que le jour où le projet est monté, il faut que je l’appelle pour financer tout ça. Donc c’est assez incroyable et je pense que l’aspect humain dans lequel je me suis plongé me plaît beaucoup. C’est quelque chose que j’ai envie d’essayer, je ne sais pas encore comment.

À quelques minutes du début de la compétition, tu te sens comment ?

Très, très, très, stressé !  Et cela dure depuis une semaine que je ne déstresse pas. Mais, je me dis que je ne pourrais pas être plus prêt que ce que suis aujourd’hui. Maintenant, ce sera «que le meilleur gagne». Il n’y a pas de vrai défaite dans cette histoire. Je pense que tous les trois, nous avons déjà gagné. Celui qui partira représenter la France à Miami le fera très bien, j’espère. Je pense que nous serons tous derrière lui, ou elle, pour la suite. Il n’y a pas que nous, mais beaucoup de gens se sont intéressés à la Bacardi Legacy cette année dans le milieu, et qui seront plus que présent derrière le candidat, on sera bien soutenu, et c’est génial.

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