10 candidats en route pour le titre de MOF Barman-Barmaid
Le couperet est tombé. Les 12 et 13 mai derniers, 39 candidats venus de toute la France ont planché lors des épreuves qualificatives de la classe « Barman-Barmaid » de l'examen Un des Meilleurs Ouvriers de France. Deux jours d'épreuves particulièrement sélectives, et au final, seulement 10 noms qui passent la barre.
Les voici :
Alain Dauvergne, Vincent Dumesnil, Elie Favreau, Lucas Gacitua, Guillaume Guerbois, Tugdual Hollevoet, Christina Monaco, Hugo Pied, Hugo Togni et Pierre Violette-Munier.
Ces dix-là se retrouveront en octobre pour les épreuves finales. Le parcours est encore long, et l'examen n'a pas la réputation de faire de cadeaux.
Un diplôme d'État, pas un concours d'ego
Le MOF, c'est souvent fantasmé comme une sorte de club élitiste inaccessible. Le président du COET-MOF, Luc Chatel, tient à recadrer : "Ce titre n'est ni une chasse gardée, ni un club fermé. Oui, c'est un diplôme d'une exigence exceptionnelle. Être MOF, cela se mérite. Mais le message essentiel est clair : c'est possible."
Sur le papier, le MOF est un diplôme d'État de niveau bac +2, dont le référentiel est rédigé par les professionnels eux-mêmes. Ce qui le rend unique : c'est le seul diplôme délivré par l'Éducation nationale où ce sont les praticiens du métier, et non des bureaucrates, qui définissent les critères d'excellence.
Pour cette 28e session, plus de 2 100 candidats se sont lancés dans l'aventure, sur une centaine de métiers différents, du BTP à la gastronomie en passant par l'industrie.
Pourquoi ça compte pour le bar
Dans notre secteur, le MOF Barman reste une distinction rare, et c'est précisément ce qui lui donne sa valeur. Chaque session, la classe « Barman-Barmaid » est une occasion de mesurer où en est l'excellence du bar français, et clairement, au vu de la liste des qualifiés, le niveau ne baisse pas.
Rendez-vous en octobre pour la suite.
