Aujourd’hui, nous vous emmenons à la rencontre de Santa Teresa. Une marque qui a résisté aux guerres, aux révolutions, aux dictateurs, dans un pays ravagé par de multiples crises. Mais une marque qui tient le cap et traverse les épreuves depuis 1796, date de sa création. 

Une marque qui embrasse également  les principes contemporains de transparence et de qualité que le consommateur recherche à notre époque. On vous emmène sur les terres de Santa Teresa au Venezuela, le rhum vénézuélien qui fait les choses bien.  

SANTA TERESA 1796 en bref 

Mais avant de rentrer dans les détails, SANTA TERESA 1796, si vous ne le connaissez pas, est un rhum vénézuélien multimédaillé. Avec plus de 200 ans d’expertise, il est le premier rhum à être totalement vieilli via la méthode Solera. Le produit final est un blend de rhums âgés de 4 à 35 ans. Un rhum qui se caractérise par son authenticité et son côté sec, mais équilibré avec une rondeur distinctive. 

Un rhum dont nous avons pris énormément de plaisir lors de la dégustation et dont nous allons vous parler plus en détail dans cet article. Et surtout un rhum qui plaira au novice, comme aux palais plus avertis, aux consommateurs de rhum pur, comme à ceux qui le préfèrent en cocktail ! 

Création et développement de l’hacienda Santa Teresa

Tout commence ici en 1796, lorsque le comte Tovar construisit l’Hacienda en 1796. À cette époque, il établit la culture du café, du cacao et de la canne à sucre. 

Tout avait bien démarré, mais la guerre d’indépendance du Venezuela commença en 1810. L’armée du Général royaliste espagnol José Tomas Boves brûla et pilla tout dans la région. 

En 1826, un jeune marchand allemand du nom de Gustav Julius Vollmer débarque au Venezuela et rencontre la seule survivante de la famille Ribas, la seule à avoir survécu à la guerre d’indépendance. Ils se marièrent et eurent un fils : Gustavo Julio Vollmer Ribas. C’est lui qui des années plus tard rachète l’hacienda Santa Teresa à l’un de ses cousins pour y installer le premier alambic en cuivre allemand servant à la production de rhum. Cela signe le début de l’épopée Santa Teresa dans la fabrication de rhum. 

L’hacienda Santa Teresa : au coeur de terres fertiles

Tout commence sur les terres de l’Hacienda Santa Teresa. C’est ici, et sur les terres environnantes qu’est cultivée la canne à sucre.

L’État d’Aragua, où se situe l’Hacienda Santa Teresa, est l’emplacement idéal pour la fabrication du rhum : les terres sont parmi les plus fertiles du Venezuela, parfaites pour la culture de la canne à sucre. Ces conditions exceptionnelles permettent à Santa Teresa de récolter plus de 45 tonnes de canne à sucre qui sont traitées dans les sucreries de la région pour en extraire le jus, et créer la mélasse.

Le climat également est un précieux allié pour la phase de vieillissement du rhum : des journées chaudes et humides. Des nuits fraîches et sèches.

Contrairement à d’autres pays des Caraïbes, le Venezuela dispose d’une DOC (l’équivalent d’une AOC, mais version vénézuélienne). Concrètement, cela oblige Santa Teresa à une authenticité et une traçabilité des ingrédients qui composent Santa Teresa. Le rhum doit être à 40 % alc minimum et laisser à vieillir pendant minimum 2 ans. 

Un travail acharné, réalisé par 5 générations de la même famille et qui s’est traduit en 1996 par la création de SANTA TERESA 1796 ! En 1996, à l’occasion de la commémoration du bicentenaire de l’hacienda, Alberto Vollmer Herrera, issu de la 4e génération de la famille, s’est lancé le défi de créer un rhum qui concentrerait toute la maîtrise et tout le savoir-faire rhumier acquis au fil de ces deux derniers siècles d’existence.

La distillation et l’art de la méthode solera 

Tout ce savoir-faire se ressent aussi sur deux étapes importantes de la fabrication du rhum : la distillation et le vieillissement. Toute la production de Santa Teresa est orientée sur la production d’un rhum équilibré. Au moment de la distillation,  3 types de rhums sont fabriqués pour entrer dans l’assemblage final de SANTA TERESA 1796 : des rhums légers, des rhums lourds et des rhums pot still (c’est-à-dire obtenus par un alambic traditionnel à repasse). 

Ces distillats sont mis à vieillir entre 4 et 35 ans en ex-fût de Bourbon avant de passer par la fameuse méthode Solera. Une méthode de vieillissement du rhum complexe dont Santa Teresa a été l’une des premières distilleries au monde à appliquer. Elle consiste à l’empilement de tonneaux les uns sur les autres sur 4 étages. Les rhums les plus jeunes sont en haut, les plus âgés en bas. Lorsque l’on prélève du rhum depuis un fût de la rangée au sol, le fût ainsi prélevé est remis à niveau avec du rhum issu du fût qui lui est immédiatement supérieur. Ainsi, chaque bouteille contient des rhums vieux et des rhums plus jeunes, qui ont vieilli ensemble pour combiner leurs saveurs. 

La méthode Solera est accusée par ces détracteurs de mentir sur l’âge réel du rhum. Certaines marques peu scrupuleuses n’affichent que l’âge du rhum le plus vieux dans la composition finale. Santa Teresa ne joue pas dans ce registre et utilise cette méthode, non pas pour mentir et afficher un compte d’âge élevé, mais pour apporter l’équilibre à SANTA TERESA 1796. D’ailleurs, même si certains rhums utilisés pour SANTA TERESA 1796 ont plus de 35 ans, rien n’est indiqué sur l’étiquette pour ne pas induire le consommateur en erreur. Un exemple qui devrait être suivi… 

L’étape de la cire toujours réalisée à la main

L’artisanat fait partie des valeurs de SANTA TERESA. Ainsi, chacun des bouchons est recouvert de cire permettant de sceller ce savoir-faire. Une étape toujours réalisée à la main, qui rend chaque bouteille unique. 

Fut de rhum Santa Teresa 1796

Un engagement sociétal important : projet Alcatraz

Mais chez Santa Teresa, on ne produit pas que du rhum ! On s’implique également dans la transformation sociale d’une région. Au Venezuela, le taux de criminalité est élevé. Au lieu de se barricader derrière des murs toujours plus hauts, Santa Teresa a décidé d’avoir une autre approche, basée sur l’humain.

Projet Alcatraz est un programme qui recrute d’anciens membres de gang, les réhabilite et les réinsère dans la société à travers une formation basée sur la psychologie, l’éducation, le travail… et plus inattendu pour le Venezuela : le rugby. Pourquoi ce sport ? Pour véhiculer les valeurs portées par ce sport : le respect, la discipline, le travail d’équipe, la sportivité et l’humilité, enseignés comme des clés de la réussite dans la vie. 

Un programme qui a vu le jour de manière complètement inattendue. En 2003, profitant du chaos qui régnait dans le pays, un groupe de membres de gang est entré par effraction dans l’Hacienda. Les criminels se sont vu proposer un choix inhabituel : soit travailler et compenser leur infraction, soit être remis à la police. Les hommes ont accepté l’offre. Le projet Alcatraz était né.

Un projet qui s’est propagé à l’extérieur de l’hacienda pour rejoindre les prisons du Venezuela avec l’introduction du rugby comme vecteur de réinsertion avec des chiffres encourageants ! Encore une belle histoire à raconter lors de votre prochaine dégustation de SANTA TERESA 1796. 

Projet Alcatraz Santa Teresa

Note de dégustation Santa Teresa 1796 

A la vue :
Une couleur naturelle rouge ambrée, acacia (pas d’ajout de colorant utilisé par Santa Teresa) 
Au nez :
Rhum rond, parfaitement équilibré, apporté par la technique de vieillissement Solera des notes de caramel, d’amande mais aussi fumées.

En bouche
L’attaque est riche, équilibrée et douce alors que la finale est longue, plus sèche avec des notes de chocolat noir et tabac.

Note de dégustation Santa Teresa 1796

SANTA TERESA 1796 
Prix moyen : 65 euros
Disponible en caviste

 
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Fondateur de ForGeorges - plus de 1 000 bars testés à travers le monde - prend autant de plaisir à tester un nouveau bar, que déguster un spiritueux ou un verre de vin en bonne compagnie ! Spécialiste de la loi Évin et dénicheur de bonnes idées et innovations pour les marques d'alcool ! Son cocktail préféré ? Tous à partir du moment où ils font passer un bon moment (mais ne crache jamais sur un old fashioned bien réalisé ! ). Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...) Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...)

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