Alors que Vinexpo Paris et Wine Paris s’unissaient au Palais des expositions pour faire salon semi-commun (mêmes dates, même lieu), une section réservée aux spiritueux nommée « Be Spirits » faisait son apparition. Dans un calendrier déjà bien fourni en salons spiritueux, celui-ci était attendu de pied ferme.
Les spiritueux tentent de se faire une place
Le rassemblement de Wine Paris et Vinexpo Paris était déjà une petite révolution dans le monde des vins. Pour ajouter la cerise sur la gâteau, ils ont décidé d’y greffer une section Spiritueux : Be Spirits. Le site officiel de Vinexpo Paris présente Be Spirits comme « un événement dans l’événement, en plein cœur du salon ». Apparemment, les organisateurs ne parlaient pas du coeur géographique, car… c’est dans le Pavillon le plus éloigné de l’entrée (le 7e), et au 2e étage qu’il fallait se rendre pour découvrir Be Spirits. S’il y avait eu un champ vierge encore plus loin, à douter s’ils ne l’auraient pas placé là-bas… Au moins, Be Spirits a la chance de jouir d’une relative tranquillité par rapport au reste de la foire qui se passe dans les allées des autres pavillons.
En traversant les pavillons « vin », on découvre des stands de spiritueux… Pourquoi ne pas avoir rassemblé tous les spiritueux au même endroit ? Certaines marques sont associées à une offre vin, donc ça peut se comprendre. Mais pas toutes…
Be spirits, un salon qui change des autres salons
Nous voilà arrivés au hall 7.2. Après une valse de plusieurs allers-retours deuxième étage – rez-de-chaussée… , nous tombons enfin sur le Saint Graal tant espéré. Pour ceux qui sont habitués à Whisky Live ou cocktail Spirits, rien à voir. Ni dans le fond ni dans l’ambiance. Beaucoup de marques ont opté pour de petits salons semi-privés, quand quelques marques ont opté pour leur propre stand. L’objectif affiché : faire du business. Mis à part quelques noms connus (Maison Villevert, Hallewood international, Bellevoye…), beaucoup de marques peu connues en France.
Pour trouver les marques connues (ainsi que les têtes connues), il fallait aller sur « l’Infinite Bar ». Un bar de 40 mètres de long, où 20 marques étaient représentées les uns à la suite des autres. De grosses maisons comme Hennessy ou Belvedere, en passant par l’internationale française Monin, mais aussi des marques plus confidentielles comme le gin bordelais AHOY. Chaque marque de l’Infinite bar étant associée à un bar français (Café Moderne, le Solera, Bar 1802 etc).
On va nous dire que l’on tape encore sur les gros… mais Belvedere qui ne pousse que sa vodka classique sur l’Infinite Bar, ou seulement VS sur Hennessy (même si le milk punch était extraordinairement bon). Pas évident de comprendre la logique quand on sait que les marques en question ont en stock des choses bien plus intéressantes niveau produit…
Moët Hennessy s’est illustré par sa présence « exceptionnelle » sur le salon. Pour découvrir les autres marques d’alcool du groupe LVMH, il fallait descendre d’un niveau pour se rendre sur le gigantesque stand spécialement aménagé. Une expo dans l’expo… Avec contrôle par les vigiles, plateau télé, et ses propres bars où l’on pouvait déguster champagnes et spiritueux.
Enfin, Be Spirits a concocté, comme tout bon salon qui se respecte, une offre de conférences. Au programme tendances, craft, sans alcool et contenants.
Be Spirits : vivement l’année 2
Il n’est jamais évident de lancer une nouvelle offre de salon dédié aux spiritueux. D’ailleurs, beaucoup de marques n’ayant pas de stands officiels étaient tout de même là, en sous-marin, à scruter le salon. Un salon qui change des codes officiels, un salon très orienté business, et avec un casting bartenders / établissements remarquable !