S’il est une catégorie de spiritueux qui cartonne en ce moment, c’est bien le bourbon. Il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver dans cette catégorie encore trop méconnue du grand public. Heureusement, nous vous avons trouvé le bourbon premium à tester absolument en cette fin d’année : un bourbon fini dans des fûts de porto ! Originalité et qualité sont au rendez-vous pour ce bourbon qui se différencie positivement des autres ! Un beau cadeau à offrir, ou même à s’offrir !

Angel’s Envy : le bourbon premium, inspiré des whiskies écossais

Avant de se lancer dans les spécificité d’Angel’s Envy, un petit rappel sur la fabrication de ce spiritueux s’impose. La fabrication de cet alcool n’est pas le far west et celui-ci doit respecter un cahier des charges précis : 51% de maïs minimum, vieilli dans des fûts neufs en chêne bousinés (c’est-à-dire chauffé à la flamme) et vieilli au minimum deux ans. On doit le bourbon aux colons irlandais et écossais qui ont traversé l’atlantique à la fin du 18e siècle pour fuir les crises économiques de leur île. Le nom bourbon provient de son lieu de création : le comté du Bourbon aux Etats-Unis. Un nom qui aurait été donné en l’honneur du roi français Louis XV pour le remercier de son alliance pendant la guerre d’indépendance.

Le bourbon a mené son existence paisiblement durant des siècles sans trop s’intéresser à ce qui se passait du côté du whisky écossais. Il a fallu attendre la création d’Angel’s Envy en 2011 pour rapprocher le meilleur de ces deux mondes ! Tout en respectant et en valorisant les traditions et l’histoire du whiskey américain, Angel’s Envy a fait du finish son ADN, en explorant divers possibilités offertes par ce procédé.

Lincoln Henderson, le visionnaire derrière Angel’s Envy.

Cette idée d’appliquer des finishs aux bourbons, on la doit à un grand homme du Bourbon : Lincoln Henderson, aujourd’hui décédé. Un artisan qui avait un grand respect pour la tradition, mais qui possédait également un instinct pour s’interroger sur comment faire encore et toujours mieux. Au cours de ses années passées chez Brown-Forman, Lincoln a créé de nombreuses marques dont Woodford Reserve et Gentleman Jack. Angel’s Envy a été son unique projet indépendant signé comme son chef d’œuvre final.

Les spécificités d’Angel’s Envy

Maintenant que vous avez mieux compris l’ADN d’Angel’s Envy, intéressons-nous à sa fabrication. Tout commence par une sélection rigoureuse de céréales : du maïs non-OGM, du seigle et de l’orge, qui proviennent des meilleurs producteurs du Kentucky et du sud du Canada, où le climat est le plus propice au développement de ce type de céréales.

La recette pour Angel’s Envy (que l’on appelle mashbill)  contient 72% de maïs (donc bien plus que les 51% minimum réglementaire), 18% de Seigle et 10% d’orge maltée. Une recette qui permet d’apporter un bel équilibre : le maïs apporte une note sucrée, là où le seigle balance avec des notes épicées et sèches en bouche. L’orge maltée pousse la complexité du produit en donnant au bourbon des notes de noisette, de fumée et de chocolat.

Pour la distillation, Angel’s Envy combine le meilleur de deux technologies : d’abord une distillation dans un alambic en colonne, avant de prendre place dans un alambic charentais pour une deuxième distillation en batch qui permet de donner au produit une touche plus ronde et aromatique.

C’est dans les fûts que la principale innovation s’opère. Lors de la maturation, le whisky subit plusieurs changements qui affectent la saveur, l’arôme, la texture et la couleur du spiritueux. Même si tout ceci est invisible à nos yeux, c’est une véritable chimie qui s’opère à l’intérieur des 16 000 fûts réparties dans quatre chais : ils évoluent de différentes manières au cours de la maturation, en passant par des changements additifs, soustractifs et interactifs, pendant 4 à 6 ans.

L’innovation : le finish en fut de porto

Alors que la majorité des bourbon s’arrêtent à cette étape, Angel’s Envy ajoute une étape clé qui le caractérise et qui en fait une réelle innovation : l’étape du « finish ». Le finish est techniquement appelée maturation secondaire et consiste à faire reposer brièvement le whisky après la maturation primaire dans des fûts séparés, neufs ou ayant déjà servi. Les arômes de la finition dépendent fortement du contenu du remplissage précédent des récipients choisis.
Les fûts de porto proviennent de la région du Douro, au Portugal. Ce processus de finition ajoute de la complexité tout en conservant un profil de goût nuancé, mais accessible, en lui apportant des notes de vanille, raisins, sirop d’érable et noix grillées au nez. La bouche, quant à elle, s’oriente vers des notes de fruits mûrs, de vanille, de pain grillé et de chocolat amer.

Angel’s Envy, une marque qui pousse le curseur de l’innovation

Vous l’aurez compris, Angel’s Envy s’efforce constamment de repousser les limites et de remettre en question la définition du bourbon, tout en respectant la tradition. Si le travail sur les finishs est déjà sorti, la marque travaille aussi sur de nouvelles expérimentations avec des souches de levures spécifiques. De quoi s’offrir ou offrir bien plus qu’un simple bourbon, idéal à déguster pur ou même en cocktail ! Pas étonnant que les cavistes adorent ce produit et que les clients en redemandent !

ANGEL’S ENVY PORT CASK FINISH
43.3% – 70 cl.
66 euros. Disponible chez les cavistes.

Article écrit en collaboration avec Bacardi Martini France


Author

Fondateur de ForGeorges - plus de 1 000 bars testés à travers le monde - prend autant de plaisir à tester un nouveau bar, que déguster un spiritueux ou un verre de vin en bonne compagnie ! Spécialiste de la loi Évin et dénicheur de bonnes idées et innovations pour les marques d'alcool ! Son cocktail préféré ? Tous à partir du moment où ils font passer un bon moment (mais ne crache jamais sur un old fashioned bien réalisé ! ). Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...) Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...)

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