Les 8 et 9 mars 2026, le festival dédié aux spiritueux d'agave s'installe à l'Hôtel Kube pour une édition qui s'annonce plus festive et engagée que jamais.
On ne vous apprend rien : le mezcal, c'est pas juste un shot qu'on descend avant de regretter ses choix de vie. C'est une culture, un terroir, des siècles de savoir-faire artisanal. Et pour la preuve, rendez-vous les 8 et 9 mars 2026 à Paris 18e, où le festival Viva Agave reprend du service à l'Hôtel Kube.
Au programme ? Plus de 100 références à découvrir, une vingtaine d'exposants venus présenter mezcal, tequila, raicilla, bacanora et autres distillats mexicains — sans oublier quelques surprises venues d'Amérique du Sud. Car oui, cette année, les organisateurs ont décidé d'élargir l'horizon avec le Cocuy (à prononcer "cocouille", on vous laisse briser la glace avec ça), un spiritueux d'agave vénézuélien encore ultra-confidentiel et presque introuvable hors de ses frontières d'origine. Rare, donc.

Trois jours, trois ambiances
Tout commence dès le vendredi 6 mars avec un dîner gala un peu particulier : il célèbre les 200 ans de relations diplomatiques entre la France et le Mexique. Le chef Mauricio López, du restaurant Milpan à Fontainebleau, signe un menu qui joue la carte du dialogue culturel (tlacoyo de maïs bleu, suprême de volaille sauce mole, muffin de maïs glacé à la mandarine). Le tout arrosé d'un cocktail signature concocté par Martha Murguía, l'Ambassadrice de la Tequila et du mezcal en France, en collaboration avec Quentin Lamy de La Mezcaleria. Comptez 55 € la place.
Le week-end du festival à proprement parler se tient les 8 et 9 mars, de 11h à 19h. En plus des stands de dégustation, l'édition 2026 propose une programmation franchement costaud : des masterclasses animées par des experts et producteurs (terroirs, biodiversité de l'agave, enjeux contemporains de la filière), une Vinatería — une cave éphémère pour découvrir des pépites rares — et une fresque participative baptisée "Le Mur des 200 ans", sur laquelle chaque visiteur peut venir griffonner ses intentions franco-mexicaines. Poétique.
La soirée de clôture, le lundi 9 mars à 20h, promet d'être électrique. En collaboration avec La Mezcalería, le festival terminent en fanfare avec cocktails signatures et musique. Guest bartender de la soirée : Julien Achille, chef barman du Boubalé, qui signera une carte exclusive autour de l'agave.

Spotlight sur les femmes du mezcal
Ce qui distingue vraiment cette édition, c'est la place accordée aux femmes productrices. Un stand spécial de l'Association des femmes du mezcal et du maguey permettra de découvrir les références de ces maestras, souvent invisibilisées dans la filière. Une belle initiative, d'autant que le festival tombe les 8 et 9 mars... pas tout à fait un hasard.
Dans la même veine, le mardi 10 mars, hors les murs cette fois, une projection du documentaire Las Hijas del Maguey (Les Filles de l'Agave) sera organisée à l'Institut Culturel du Mexique (rue Vieille du Temple, Paris 3e). Le film, récompensé à Berlin et Stockholm, documente le combat de productrices de mezcal pour s'affranchir des structures patriarcales de la filière. Gratuit, sur présentation de votre billet festival, mais attention : places limitées à 50 personnes.
L'agave dans tous ses états
Côté gastronomie, Viva Agave s'est entouré de partenaires solides : Mi Tiendita pour les produits authentiques issus de petits producteurs mexicains, Salsamour et ses sauces artisanales façonnées en France, et Taqueria El Vecino pour un pop-up street-food taco/tortillas de maïs maison. De quoi caler les papilles entre deux dégustations.
La dimension artistique n'est pas en reste : le peintre Iván Torres et le photographe Daniel Robles exposent leurs œuvres ancrées dans l'univers de l'agave et des communautés qui le font vivre.
En pratique
- 📍 Kube Hôtel, 1 passage Ruelle, Paris 18e
- 🗓️ 8 et 9 mars 2026, 11h–19h
- 🎟️ À partir de 25 € la journée - billetterie sur viva-agave.com
- 🍹 Dîner gala du 6 mars : 55 €/personne
Que vous soyez un professionnel de la filière, un amateur curieux ou juste quelqu'un qui veut comprendre pourquoi son mezcal sent la fumée, Viva Agave a de quoi vous occuper le temps d'un week-end. Et peut-être même changer votre regard sur ce qui se cache derrière une belle bouteille.
¡Salud !

