Les Premium Mixers ont pris une place importante dans la vie des bars à cocktails de qualité. Avec HYSOPE, marque de Tonics et de Ginger Beer français et bio, ForGeorges est parti à la rencontre de bartenders français pour comprendre comment ces Mixers les aident à doper leur créativité ! 

On commence cette série avec Gabriel Pons, chef barman du bar à cocktails et restaurant Frida à Bordeaux.

Où sommes-nous aujourd’hui ? 

Je suis Gabriel Pons, je travaille à Bordeaux où je suis responsable du bar Frida, qui est un bar à cocktails et restaurant avec une superbe carte des vins en plein cœur du centre-ville. Nous travaillons au maximum les produits de la cuisine et de la sommellerie pour les transformer en sirops, liqueurs, etc… J’ai d’ailleurs récemment créé une nouvelle carte cocktails pour la saison, dans laquelle on retrouve des créations inspirées des tendances du moment comme le Gin Tonic et le Moscow Mule et avec de bons produits, toujours de qualité et travaillés. C’est hyper important pour notre expérience client.

Lorsque tu travailles avec des Mixers, que regardes-tu précisément pour les sélectionner ? 

Déjà, le goût ! On ne va pas se mentir, c’est la chose première, avant même de regarder d’où ça vient ou comment c’est fait. La première sélection est basée sur le goût. Nous savons que le consommateur, aujourd’hui, a l’habitude de consommer des Mixers. Donc, il faut qu’il se retrouve dans nos propositions : quand tu lui fais goûter du concombre comme avec le Tonic Concombre HYSOPE, il faut qu’il se dise : « Ok, là je bois quelque chose avec du concombre, je bois quelque chose avec du Tonic, il y a cette amertume franche, il y a cette bulle ». 

Ensuite, je me base plus sur les caractéristiques du produit : est-ce que c’est fait en France ? Où ? Et ensuite, la composition : on sait que ce sont des Mixers. Il faut que ça soit un produit qui se tienne dans le temps, avec une composition correcte. Je regarde aussi si c’est bio ou non, c’est un critère à prendre en compte. Toutes ces petites choses vont faire que ton Mixer sera celui que tu vas mettre en avant auprès du consommateur. 

Photo : Antoine Lanne

Parlons de tes créations avec HYSOPE. Le Cherry Monkey Mule pour commencer ! 

Sur la carte cocktails que nous avons faite en collaboration avec HYSOPE, le but était d’exploiter une bonne partie de leur gamme de saveurs (5 au total) et de créer trois cocktails à la fois simples à réaliser mais aussi très créatifs. Ici, nous avons revisité le Mule par exemple, avec la Ginger Beer d’HYSOPE.
J’aime beaucoup les Mule à base de whisky parce que ça change, et nous travaillons au maximum les produits de saison. En ce moment, nous avons les premières cerises. Nous utilisons donc un jus de cerises qui apporte ce côté gourmand. Nous y avons ajouté du citron vert, parce que c’est la base et la Ginger Beer HYSOPE qui va apporter un côté un peu plus pimenté. On finit avec quelques gouttes de Tabasco Verde pour sublimer encore davantage ce côté pimenté qui est caractéristique de la Ginger Beer d’HYSOPE. Le but, c’est vraiment de se dire que l’on sort de cette sucrosité intense propre aux Mules. On apporte un cocktail beaucoup plus rafraîchissant, plus intrigant aussi, car quand tu parles d’un Mule, tu ne t’attends pas à ce côté piment vert. 

Recette :
Cherry Monkey Mule (avec la Ginger Beer HYSOPE)
Dans un mug en cuivre aux 2/3 rempli de glaçons
4cl de Whisky Monkey Shoulder
2cl de jus de cerise
2cl de jus de citron vert
6cl de Ginger Beer HYSOPE
De la glace pilée
2 gouttes de Tabasco Verde
Garnish : Fleur blanche comestible

C’est un cocktail idéal pour quel moment de la journée ? 

Alors, dès 07h30 du matin (rires). Pour moi un Mule, ça se boit à n’importe quelle heure : tu es à l’apéritif, en Garden-Party l’après-midi, ou en fin de soirée… Le Mule, c’est vraiment un cocktail aujourd’hui qui se boit à n’importe quel moment de la journée. Tu as des gens qui mangent avec des Moscow Mule pendant tout leur repas. C’est vraiment le but des trois cocktails créations. Je trouve ça triste de se dire que tu ne peux consommer un cocktail qu’à un certain moment ! 

Qu’apporte la Ginger Beer HYSOPE à ce Mule et aux cocktails en général ? 

La Ginger Beer HYSOPE apport un vrai goût de Gingembre frais et corsé. On est très loin des Ginger Beer habituelles, très sucrées, parce qu’on retrouve le goût du gingembre frais en attaque et le kick du piment en fin de bouche. C’est vraiment une Ginger Beer qui a du caractère. Dans ce cocktail par exemple, elle sublime le whisky qui t’apporte de la rondeur. Je pense qu’un mixer est important aujourd’hui quand tu l’utilises dans les cocktails pour sublimer un spiritueux et non pour prendre le dessus sur ce dernier.

Si tu veux te faire plaisir, tu peux aussi boire la Ginger Beer d’HYSOPE sur glace avec un petit citron vert, et tu seras heureux.

Photo : Antoine Lanne

Parle nous de ta deuxième création, le Gina.

Ici, c’est le Spritz que nous avons totalement revisité, beaucoup plus frais, avec moins d’amertume que ce dont on peut avoir d’habitude ! Nous sommes partis sur une base de Gin : c’est encore un des spiritueux en top vente auprès de notre consommateur. C’est un alcool qui parle à tout le monde, qui se boit facilement, et que tout le monde a chez lui.

Ce cocktail se réalise dans un verre piscine rempli de glaçons pour que ce soit bien frais. Nous sommes à Bordeaux et il commence déjà à faire très chaud. Nous y ajoutons le Gin, le jus de citron, un peu d’Aperol, le Tonic Original HYSOPE et nous terminons avec une petite tranche d’orange et du laurier pour vraiment apporter un côté bien frais en bouche.

Recette :
Le Gina (avec le Tonic Classique HYSOPE)
Dans un verre piscine rempli de glaçon
4cl de Gin Citadelle
2cl de jus de citron
2cl d’Apérol
6cl de Tonic Original HYSOPE
Garnish : Feuille de Laurier fraîche + tranche d’orange

On pourrait aussi dire que c’est un Gin Tonic revisité ? 

Aussi, oui ! Quand nous avons fait les tests, nous voulions une petite amertume sucrée en plus de celle du Gin. Créer quelque chose qui va ouvrir l’appétit. Et l’Apérol est LE produit iconique des apéritifs d’été !

Nous l’avons travaillé avec le Tonic Original qui a une amertume très franche avec une petite note d’orange amère, qui est la signature d’HYSOPE. Cela marche vraiment bien avec l’Apérol, et donne quelque chose de très frais. 

Profitons-en pour faire un interlude Gin Tonic. Quel est le rapport du consommateur à ce cocktail ? 

C’est une dinguerie le Gin Tonic ici ! Il ne faut pas oublier que nous sommes à Bordeaux, à seulement deux heures de l’Espagne. Nous avons une culture du Gin Tonic qui est beaucoup plus impressionnante qu’à Paris ou que dans les autres villes de Province. Ici, après 22 heures, je sais que je fais moitié moins de cocktails créations, et cinquante pour cent plus de Gin Tonic. C’est impressionnant ! Je n’ai jamais autant servi de Gin Tonics de ma vie.

Pour le Gin Tonic, as-tu des conseils pour associer les différentes saveurs de la gamme HYSOPE ?

Ici, à Frida, nous avons un rituel de dégustation qui consiste à choisir ton Gin et ton Mixer. Le but est de proposer des Gins avec différents Tonics aromatisés, et nous conseillons le garnish qui va avec. Le client le pimpe à sa convenance : s’il veut quelque chose de plus salin, de plus frais, avec une touche d’orange amère etc. 

Comme à Bordeaux nous avons cette culture du Gin Tonic, les clients savent souvent quel Gin ils veulent. C’est là que l’on intervient, que nous pouvons éduquer et proposer au client d’aller plus loin : « Tu as choisi ton Gin et maintenant, on va déterminer ensemble le Tonic qui va aller avec ». Par exemple le gin Hendrick’s, si tu veux le pousser encore plus sur le concombre, je conseille le Tonic Concombre HYSOPE. Si tu veux quelque chose de beaucoup plus amère, avec un petit peu plus de peps, tu peux le boire avec le Tonic Original HYSOPE etc. Ils ont également un Tonic Citron et un Tonic Fleur de Sureau qui sont très intéressants pour twister un Gin Tonic ou pour créer des cocktails inédits !

Tu remarques des tendances dans les choix ? Ils aiment aller vers des saveurs un peu plus franches, plus inconnues, ou restent-ils conservateurs ?

Nous avons la chance d’avoir des clients déjà sensibilisés aux Mixers. Ils savent ce qu’ils veulent, ou tout du moins qui sont plus enclins à tester ce que je leur conseille ! Je prends encore exemple sur le Tonic Concombre d’HYSOPE : ça parle à tout le monde le Gin Tonic au concombre. Qui plus est avec ce Tonic qui a un vrai goût franc, une belle amertume et une belle fraîcheur. Le but du Gin Tonic, quel que soit le moment où tu le consommes, n’est pas d’avoir une boisson qui vient te taper la tête. Le but, c’est de prendre du plaisir !

Photo : Antoine Lanne

Et si on parle maintenant de votre troisième création cocktail : un été à Saint-Germain ? 

Nous avons travaillé St- Germain, une liqueur de fleur de sureau que l’on retrouve partout en ce moment. Nous avons souhaité proposer quelque chose de très frais, très estival. Le consommateur aujourd’hui est fou de St-Germain ! Dans ce cocktail, nous le travaillons avec du verjus pour l’acidité mais aussi avec un peu de solution saline pour l’équilibre et le peps. Et bien sûr avec le Tonic Concombre HYSOPE ! Cela ressemble à un twist de Gin Tonic, en version Low ABV, très frais à boire pour l’apéritif !

Nous avons intégrer un cocktail low ABV dans nos créations car cette tendance est importante pour le consommateur. Le sans alcool représente 30% de mes ventes de cocktails ! On sent que ce n’est pas juste une mode mais une façon de consommer qui change ! 

Recette :
Un été à St Germain (avec le Tonic Concombre HYSOPE)
Dans un verre collins, avec 3 billes de Clear Ice
1,5cl de Saint Germain
2cl de verjus Bourgoin
2 gouttes de solution saline (2/3 sel + 1/3 eau)
6cl de Tonic Concombre HYSOPE
Garnish : Fleur de jasmin + tranche de concombre

Comment juges-tu la progression au niveau des Mixers entre il y a 10 ans et aujourd’hui ? 

C’est un véritable boom et c’est tant mieux ! Il y a 10 ans, tu prenais un Gin Tonic dans un bar, c’était la bouteille en plastique de marque du supermarché Indian Tonic, balancé vite fait dans le verre.

Pareil pour la Ginger Beer ! Il y a 10 ans, ce n’était pas développé. Si tu voulais une Ginger Beer, la plupart du temps, tu la faisais toi-même, parce que tu n’avais pas autant de propositions que nous avons aujourd’hui ! Que ce soit dans un cocktail avec de l’alcool, sans alcool ou même juste en dégustation, la catégorie a connu une véritable révolution !  

Penses-tu que les bartenders soient suffisamment formés aux Mixers ?

Quand tu es barman, il faut aussi faire des recherches par toi-même. Nous avons la chance d’avoir des marques qui viennent nous voir dans nos établissements. Par exemple, avec HYSOPE, je ne connaissais pas en arrivant sur Bordeaux. C’est à force d’en entendre parler, et suite à leurs visites que j’ai pu comprendre leurs produits et leur univers. Bien sûr, nous aimerions avoir dix fois plus de formations dans tous les domaines. Mais je pense qu’il y a une grosse part de travail personnel sur cette recherche. 

Tu dis avoir entendu parlé d’HYSOPE avant de rencontrer l’équipe. Dans quel contexte exactement ?

Quand tu vis dans une ville (Bordeaux) et que tu as un produit local qui sort, que ce soit un spiritueux ou une marque de Mixer, tu es plus facilement informé. Quand des produits émergent, tu as le consommateur aussi qui est au courant et qui t’en parle. C’est comme ça que j’ai connu les Premium Mixers d’HYSOPE avant même que l’équipe vienne une première fois pour me présenter le produit. Les gens aiment les produits locaux et français : les nouvelles vont vite quand il y a une nouveauté comme HYSOPE qui sort !

Photo : Antoine Lanne

Le fait d’avoir accès à des Mixers Premium comme des Tonics ou de la Ginger Beer de qualité, te permet-il d’être plus créatif ? 

Oui ! On ne va pas se mentir : la qualité aujourd’hui, quand tu vas dans n’importe quel bar à cocktails, ce n’est pas comme il y a 10 ans ! Tu sais que tu as une gamme tarifaire qui est sur Bordeaux, entre 12 et 13€ pour les cocktails. On se doit de proposer de la qualité dans les produits et dans les créations aux consommateurs et pas ne penser qu’au profit ! 

Le but, c’est de faire découvrir de nouvelles choses aux clients. Des bars à cocktails, il y en a des millions maintenant. Ce qui fera la différence, c’est l’expérience que tu vas proposer à ton conso et cette expérience va passer par le produit, dont le Mixer, que tu utilises et ce que tu en fais. Un Mixer de qualité te permettra toujours de faire des créations de qualité. Une des choses que j’apprécie chez HYSOPE par exemple, ce sont leurs goûts francs, qui permettent d’apporter une vraie signature aux cocktails.

Remarques-tu une évolution de la demande depuis ces dernières années ? Sur une premiumisation des Mixers, mais aussi au niveau des spiritueux qui sont utilisés ?

C’est fini le mec qui arrive au bar et qui te dit : « je peux avoir un Beefeater Gin Tonic ? » (Rires)

C’est même plutôt le contraire ! lls sont très intéressés, à la recherche de nouveautés. Je pense que toutes les marques ont fait un grand travail dessus. Je prends l’exemple de G’Vine, qui est un Gin qui est fait pas loin de chez nous. Aujourd’hui au bar, c’est le Gin que l’on vend le plus parce que ça parle aux consommateurs. Ils voient un beau produit premium de qualité. C’est une demande qui devient naturelle. C’est même lui qui pousse presque à la vente additionnelle. Il te dit : « j’ai envie d’un Gin Tonic, qu’est-ce que tu me proposes de cool ?” Le client fait ton travail ! Et c’est vrai pour les spiritueux comme pour les Mixers qui vont avec ! On se doit de proposer des Mixers de qualité avec des spiritueux qui le sont également. Ça serait triste d’accompagner un magnifique Gin avec un Tonic bas de gamme.

Niveau technique et cocktail, on sait que la bulle d’HYSOPE est connue pour être intense. Est-ce que la bulle a aussi son importance selon toi ?

C’est vrai, HYSOPE possède l’une des bulles les plus persistantes sur le marché du Mixer en France. Donc, tu as vraiment une bulle qui reste, qui est très intense en bouche. C’est un gage aussi de qualité et c’est important, quand tu fais un cocktail, parce que le Mixer va te permettre de sublimer encore plus le cocktail. Si tu arrives avec un Mixer plat où tu as plus l’impression d’avoir ajouté un soda qui a perdu toute sa bulle, le consommateur va le ressentir directement. 

Si tu apportes ce côté un petit peu plus effervescent,avec de belles bulles comme un champagne, bien prononcées, ça marque le palais et ça joue sur des saveurs aussi qui sont totalement différentes. Nous savons très bien que la bulle permet de faire ressentir des côtés plus salins, plus prononcés sur les boissons. 

Cela a un rôle aussi sur la conservation ? 

Ça permet d’amplifier les cocktails, mais ça permet en effet aussi de mieux conserver le produit. Aujourd’hui, nous travaillons beaucoup avec des petits formats 20 centilitres : le Gin Tonic est servi en Perfect serve avec le Tonic à côté. Mais quand tu le travailles en cocktail, tu l’utilises en grande bouteille. Quand tu as une belle bulle, tu peux sans problème refermer et tu sais que cette bulle est encore existante le lendemain ! 

Photo : Antoine Lanne

Donc, c’est intéressant également au niveau de tes costs ? 

Ça te permet d’avoir moins de perte, mais aussi ça te permet de toujours rassurer ton conso, sur la qualité du produit que tu lui donnes. 

On comprend que le fait qu’HYSOPE soit local et propose une gamme aux goûts francs est important pour toi, tout comme sa bulle. Est-ce que le fait qu’HYSOPE soit bio t’a aussi influencé à collaborer avec eux ? Est-ce que c’est une demande du consommateur ? 

Oui ça joue, c’est important ! On le voit à Frida, qui est également un restaurant. Nous essayons de travailler un maximum de produits bio. On ne peut pas le faire tout le temps parce que c’est parfois complexe, et ça a aussi un coût. Le but n’est pas non plus d’impacter à 100% la clientèle sur tout ce qu’ils consomment. Si on peut le faire sur certaines choses, on le fait avec grand plaisir et à 200% même. Pour le consommateur, le fait de voir que c’est bio alors qu’il n’a même pas goûté, dans sa tête, il s’imagine bio, français, et il voit déjà un système de critères qualitatifs qui est important.

Faisons un zoom sur les produits : qu’est-ce qui t’as plu dans la Ginger Beer HYSOPE ? 

La première fois que j’ai rencontré HYSOPE, j’ai trouvé que la Ginger Beer sortait du lot : un goût plus affirmé en gingembre et moins sucré, ainsi qu’un dosage en piment qui lui donne un kick supplémentaire. 

C’est une vraie valeur ajoutée pour nous de proposer cette Ginger Beer au consommateur car nous lui proposons une expérience plus qualitative que ce qui l’a l’habitude de boire. C’est un produit franc en goût avec une bulle intense, qui se démarque des autres Ginger Beers qui sont souvent trop sucrées, et qui nous permet de proposer une version plus premium et qualitative de ce produit dans nos cocktails. 

Photo : Antoine Lanne

Ta façon de travailler les cocktails avec la Ginger Beer HYSOPE est différente ?

La façon de travailler les cocktails avec la Ginger beer HYSOPE est différente car nous sommes avec des goûts beaucoup plus francs, une bulle intense et un taux de sucre diminué ce qui nous permet de proposer des cocktails avec une vraie signature et sur des goûts beaucoup plus pointus et qualitatifs.  

En France, le Moscow Mule est partout pareil, la plupart du temps, parce que dans la tête des gens, c’est un cocktail sucré. Alors que si tu prends la recette, il y a zéro trace de sucre dans le Moscow Mule ! Mais les gens s’attendent à un cocktail sucré. Je ne crache pas sur ça parce que ça nous a permis d’ouvrir le palais français à d’autres saveurs.  Mais aujourd’hui, les palais s’affinent, la consommation change : ils veulent moins de sucre et  cherchent des saveurs plus florales, plus amères. 

Est-ce que le sucre dans les cocktails est une question des clients ? 

Parfois j’ai l’impression de travailler dans un espace jus détox (rires). On me dit : « je veux zéro sucre». C’est intéressant car ça nous montre l’évolution du consommateur. Nous sommes passés d’un trop plein de sucre dans tous les cocktails, à des gens qui aujourd’hui se disent : « je veux de la tourbe dans mon cocktail, je veux de l’amer, je veux de l’épicé, je veux du salé ! ». C’est génial. On a l’impression d’être à New York, il y a 10 ans, avec des consommateurs qui sont un peu habitués à boire des drinks différents. 

Les palais ont évolué à 300%. Avant, tu pouvais boire un cocktail sucré tout le long de la soirée, maintenant les gens vont prendre leur cocktail suivant le moment de la journée : ils vont commencer avec de l’amertume parce qu’ils savent que ça va leur ouvrir l’appétit. Ils finissent par quelque chose de beaucoup plus sec en fin de repas pour remplacer un digestif. Avant, tu pouvais vivre cette expérience quand tu allais dans certains bars à cocktails à Paris. Aujourd’hui, tu peux vivre cette expérience partout. 

Est-ce qu’on peut dire qu’avec cette évolution des goûts, les long drinks sont revenus à la mode ? 

Carrément ! Récemment il y a eu la tendance des shorts drinks parce que les barmen, moi le premier, nous proposions des cocktails aux consommateurs que nous-même aimions boire. Nous étions très égoïstes et la carte des cocktails était pensée sur les saveurs qui nous faisaient plaisir. Cela a eu des avantages pour le Mezcal ! Sans ça, il n’aurait pas été aussi poussé auprès du consommateur. Mais nous observons désormais que les cartes sont plus orientées pour le consommateur du lundi au dimanche. Avec des Gins Tonics, des Moscow Mules, ou autres…

Nous avons parlé de l’évolution des demandes pour le Gin : est-ce que la Vodka, utilisée dans les Mules est également concernée ?

Chez Frida, nous travaillons avec Ciroc sur nos Moscow Mules, mais le nombre de personnes qui me disent qu’ils veulent une marque précise est assez impressionnant. Avant en France, le client ne faisait pas vraiment la différence entre vodka premium et vodka bas de gamme. 

Maintenant, il y a une vraie demande et premiumisation des cocktails à base de vodka. On se doit de proposer des Mixers à la hauteur ! Au bar, nous proposons le Moscow Frida. Cela fait 2 ans qu’il est à la carte, nous le twistons sur chaque carte de cocktail, et le proposons sous forme d’une énorme jarre à partager, et c’est un carton plein.

Tu dirais qu’il y a une tendance qui domine l’autre entre le Gin To et le Moscow Mule ? 

Chez Frida, le Gin To est beaucoup plus fort. Les marques investissent énormément aussi sur ce cocktail. Tu prends chaque portefeuille, chaque marque à son Gin qui est mis énormément en avant. 

Le Moscow Mule est aussi populaire car c’est un cocktail qui est facile à faire, ce sont des produits que tu trouves partout dans le commerce. Il y a une demande parce que c’est un des cocktails, après le Gin Tonic, que les gens font le plus chez eux. 

Et il y a le No low…

C’est pour cela que j’ai créé le cocktail Un Été à St-Germain. 

Aujourd’hui, les clients disent : « Au lieu de prendre trois cocktails avec alcool, je vais en prendre un avec alcool, un Low ABV et un sans alcool ». Ils passent la soirée avec des cocktails sans avoir mal au crâne le lendemain. Grâce à des Mixers Premiums comme ceux d’HYSOPE et d’autres produits comme les bitters qui existent aujourd’hui, nous arrivons à proposer aux consommateurs une expérience qui est digne d’un cocktail avec alcool et qui remplit parfaitement son rôle !

Comment réalises-tu cette “illusion” d’alcool dans tes créations de cocktails ? 

On peut travailler l’illusion avec le Mixer.  Elle se fait au niveau de la bulle, avec l’intensité présente. Tu ressens cette puissance. Mais aussi grâce aux notes organoleptiques. Je prends l’exemple des Tonics HYSOPE : tu as une amertume riche grâce au trio quassia, gentiane et quinquina, que ton cerveau va associer automatiquement à un cocktail avec du Gin. Il y a aussi des boissons sans alcool qui font un travail de dingue ! Pour les cocktails low ABV, les liqueurs sont un super allié avec un bel équilibre. De notre côté, nous avons aussi tous les ustensiles pour le faire et le mettre en avant. La solution saline permet d’utiliser des notes que tu vas plus retrouver facilement dans des cocktails avec alcool que sans alcool. 

C’est aussi une caractéristique que j’apprécie particulièrement chez HYSOPE : d’avoir des goûts francs et une belle amertume ! Cela donne vraiment un caractère au cocktail qui fait que tu n’as aucune frustration sur le goût et sur les sensations même dans un cocktails sans alcool ! 

Photo : Antoine Lanne

Si des bartenders souhaitent pousser plus loin leurs créations cocktail avec des Tonics ou de la Ginger Beer, mais qu’ils ne savent pas comment s’y prendre… Est-ce que tu aurais des conseils pour eux ? 

Le conseil numéro un que je donne à mes équipes, c’est le travail en amont au bar et à la maison. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir des marques comme HYSOPE, d’avoir Instagram, des médias comme ForGeorges aussi, qui t’apprennent pas mal de choses ! Je ne te dis pas de copier ce que font les autres mais juste de se dire : «L’idée est cool mais je la verrai peut-être plutôt comme ça ». Quand cet article va sortir, si un bartender voit la recette du Cherry Monkey Mule et veut s’en inspirer en modifiant par exemple la cerise, c’est top ! 

Nous avons la chance en France d’avoir des consommateurs prêts à découvrir des choses. Quand tu leur proposes un produit de qualité, un Spritz de qualité, un Mixer de qualité, tu peux te dire que tu peux pousser ta créativité en y ajoutant un sirop maison, une liqueur maison, ou une infusion. 

Ensuite, il faut faire des tests. Quand je travaille sur une carte, je fais beaucoup d’erreurs ! Mais, il ne faut pas avoir peur de créer.

Il ne faut pas avoir peur également d’aller auprès des marques, de prendre son téléphone, d’envoyer un message sur Instagram, à HYSOPE par exemple et leur dire : « écoutez la team, j’ai envie de découvrir vos produits ». Toutes les marques prennent le temps de venir, HYSOPE la première. Ils sont venus plusieurs fois pour me faire découvrir le produit, me faire comprendre leur marque et leur philosophie. Aujourd’hui, c’est ça que tu transmets aux consommateurs, ce n’est pas juste un produit, c’est une création de produit, une histoire, une âme.

À l’inverse, y a-t-il des erreurs à éviter quand on travaille ce genre de produit ?

D’être égoïste, de faire ce qu’on a envie de faire ou envie de boire. Pour moi, c’est la plus grande erreur aujourd’hui. Après, tant que tu te fais plaisir, et tant que tu fais plaisir aux consommateurs, il n’y a pas d’erreur. 

Il faut rester sur un équilibre, il faut rester sur des choses qui nous parlent. Je pense que tous les bars, tous les restaurants font un travail fou depuis 10 ans sur l’éducation du consommateur. 

Le but, c’est de trouver vraiment un compromis et de travailler, au fur et à mesure. Le monde avance et nous, on avance avec eux sur ça. Les gens veulent de la qualité, alors arrêtons de ne penser qu’au prix le plus bas : proposons des Mixers et des spiritueux de qualité à nos consommateurs.

Pour conclure, si tu devais donner 3 raisons de tester les Tonics et la Ginger Beer d’HYSOPE ? 

Déjà, les produits sont cool et tout est français, donc juste pour ça, on se doit de les tester. Nous sommes les ambassadeurs de nos produits locaux !
Deuxième raison, nous sommes sur un produit bio ! Ça n’est pas négligeable.

Troisième chose : la marque est ultra-dynamique et jeune. J’ai eu la chance de rencontrer pas mal de monde, dont le créateur. C’est vraiment une équipe accessible et réactive, pleine de ressources.

Et il y a bien sûr le goût ! Mais aujourd’hui, il n’y a même plus besoin de faire la promotion de ça, ça me paraît évident. Parce que HYSOPE est un produit qualitatif, connu pour la qualité de ses recettes, présent sur le marché depuis 4 ans, et que l’on retrouve dans tous les bons bars à cocktails ! 

Si vous souhaitez retrouver toutes les recettes d’HYSOPE x Gabriel PONS et encore plus de contenu cocktails, on ne peut que vous conseiller d’aller faire un tour sur leur page Instagram @hysope_tonic !
Procurez-vous la gamme de Tonics et de Ginger Beer HYSOPE !
Professionnels : contactez-les directement par téléphone ou par mail : contact@hysope.co – 05 47 74 94 01
Particuliers : rendez-vous sur leur site hysope.co et faites le plein de Premium Mixers directement sur leur e-shop !

Author

Fondateur de ForGeorges - plus de 1 000 bars testés à travers le monde - prend autant de plaisir à tester un nouveau bar, que déguster un spiritueux ou un verre de vin en bonne compagnie ! Spécialiste de la loi Évin et dénicheur de bonnes idées et innovations pour les marques d'alcool ! Son cocktail préféré ? Tous à partir du moment où ils font passer un bon moment (mais ne crache jamais sur un old fashioned bien réalisé ! ). Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...) Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...)

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Dag Pierre Renberg
Dag Pierre Renberg
7 mois il y a

Un bon mélangeur, c’est comme un bon cuisinier, il doit savoir harmoniser les saveurs et présenter le produit fini pour le rendre attractif, aux yeux d’abord, puis au goût….
Tout ne se mélange pas, du moins harmonieusement.

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