Prise en étaux entre les grandes marques industrielles et les micro-brasseries de bières artisanales, Brooklyn Brewery réussit néanmoins à creuser son sillon avec des partis pris créatifs et engagés ! Nous avons voulu en savoir plus en compagnie d’Agathe Tranduc, brand ambassadrice Brooklyn Brewery en France ! 

Garrett Oliver : une autre vision de la bière.

Impossible de s’intéresser à Brooklyn Brewery sans mentionner Garrett Oliver, le maître brasseur qui depuis plusieurs décennies combine une vision affutée, mêlée à un très efficace pragmatisme. Il aime tester des choses et sa philosophie exhaustive, pourrait se résumer à plusieurs concepts : “les premières gorgées de ma bière doivent être aussi bonnes que les dernières“.  Associé à sa théorie de la “bonne buvabilité”. Pour cela il a mis au point la règle des 4 pintes : “Si vous pouvez boire 4 pintes, alors la bière peut être commercialisée“. Bien loin de certains arguments marketing à la mode en ce moment, mais terriblement efficace pour s’assurer du succès d’une bière !

Des nouveautés engagée pour Brooklyn Brewery

Ces règles n’empêchent pas Brooklyn Brewery de lancer des nouveautés. La dernière se nomme Stonewall : une session IPA plus légère en alcool qui permet de surfer sur la tendance des low ABV. Mais attention, ce n’est pas qu’une bière. Elle a toute une histoire puisqu’elle commémore les 50 ans des émeutes de Stonewall ! Ces événements sont souvent considérés comme le premier exemple de lutte des personnes gays, lesbiennes, bisexuelles, pansexuelles et transgenres contre un système persécutant les personnes homosexuelles.

À la base de cette création, un bar le Stonewall Inn à New York d’où sont parties les émeutes, qui est venu voir Brooklyn Brewery.  “Un parti pris qui ressemble bien à nos valeurs. Nous sommes implantés à New York dans un quartier vivant, avec une multiethnicité, faite de culture et de différence où tout le monde s’entend bien. La différence et la diversité, cela fait partie de notre ADN ” nous précise Agathe. 

Un engagement pas si nouveau chez Brooklyn Brewery qui est déjà très investi au niveau de l’art. Cela, dès sa création. Le B du logo a été désigné par le mondialement connu artiste Milton Glaser, créateur du célèbre “I love New York” ! Brooklyn Brewery n’ayant pas les fonds pour le payer, Milton a négocié de la bière gratuite à vie et des parts dans la société.

Un autre exemple de l’investissement de Brooklyn Brewery en faveur de l’art est la Defender créé pour la comic on de New York, qui célèbre les héros du quotidien. “Une bière créée à la base uniquement pour cet événement, mais qui a tellement bien marché que derrière, c’est devenu une bière de notre collection” nous précise Agathe.

La force du portefeuille Brooklyn : avoir une grande diversité, dont une bière sans alcool qui cartonne avec d’excellents retours.

La scène cocktail comme tremplin

Un succès qui s’est fait petit à petit en tissant un sérieux réseau parmi lequel les bars à cocktails. Agathe nous explique : “Brooklyn Brewery a été lancée en 2013 en France et nos premiers points de vente ont été les bars à cocktails, comme la Candelaria. Cette année, un cocktail est mis en avant autour de Brooklyn Bel Air Sour : le bel air spritz. Une bière légèrement acidulée sur des notes de fruits tropicaux. De l’Aperol, Bel Air, quelques glaçons et un quartier d’orange. C’est le maître brasseur qui était sur son roof top qui avait envie d’un Spritz mais pas de prosecco qui l’a inventé. Cela amène un twist légèrement acidulé. Nous allons même lancé un brassin test courant d’été. Quelques points de vente auront la Bel Air Spritz disponible au fût. Pas besoin d’ajouter de bitter, on va faire infuser les plantes aromatiques, et du curcuma directement“. 

Agathe Tranduc, brand ambassadrice Brooklyn Brewery en France
Agathe Tranduc

Comment Brooklyn brewery gère une concurrence croissante

Quel est le succès de Brooklyn Brewery pour résister aux assauts des multinationales de la bière, mais aussi des micro-brasseries ? Agathe nous dévoile quelques clés de la stratégie : “Brooklyn reste sur le CHR quand d’autres vont sur la GMS. C’est sur le CHR que l’on peut le plus parler de notre marque et l’expliquer aux consommateurs.  On fait certainement moins de volume que si nous lancions nos nouveautés en GMS. Mais derrière, cela nous permet de fidéliser nos clients dans le CHR. C’est une autre vision. Quand nous organisons des événements, nous arrivons avec des fûts exclusifs qui contiennent des recettes atypiques qui sont disponibles nulle part ailleurs. Par exemple le Old fashioned. Garrett Oliver est complètement fan du Old Fashioned, il a créé une bière vieillie en fût de bourbon dans laquelle il a mis des écorces d’orange amère, avec des épices, etc. Et une fois de temps en temps, aux alentours de Noël, on réussit à avoir accès à ça pour nos meilleurs clients ou pour les événements. 

Pendant la crise du Covid, cela a été offert aux meilleurs clients pour montrer notre soutien auprès du CHR. En parallèle, des animations et autres pour les aider à la réouverture.

Mais est-ce la seule explication ? Ou y aurait-il à chercher également du côté des consommateurs cette fois, avec un désintérêt pour les bières blondes classiques. Agathe acquiesce : “En effet, même notre lager est une ambrée.  Avec le confinement, les gens ont eu un peu plus de pouvoir d’achat et se sont permis d’aller vers plus de qualité. Même si les micro-brasseries nous ont certainement pris une partie du marché, la tendance reste forte et Brooklyn continue de bien fonctionner. On est suffisamment gros pour se permettre d’avoir des bières toujours stables avec une qualité constante. C’est rassurant pour les patrons de bars, comme pour les consommateurs.

Brooklyn Brewery sans alcool Special Effet


Quelques idées pour consommer Brooklyn Brewery cet été :

Pour finir, nous avons demandé à Agathe quelques idées pour apprécier Brooklyn Brewery.

  • Defender IPA : en barbecue avec plein d’amis. Une bière rafraîchissante et accessible. Une IPA non écoeurante. 
  • Bel Air Sour avec un peu d’Aperol pour l’apéritif
  • La Stonewall en food pairing avec des plats légèrement relevés comme des tacos, ou un curry.
Brooklyn Defender IPA
 
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Fondateur de ForGeorges - plus de 1 000 bars testés à travers le monde - prend autant de plaisir à tester un nouveau bar, que déguster un spiritueux ou un verre de vin en bonne compagnie ! Spécialiste de la loi Évin et dénicheur de bonnes idées et innovations pour les marques d'alcool ! Son cocktail préféré ? Tous à partir du moment où ils font passer un bon moment (mais ne crache jamais sur un old fashioned bien réalisé ! ). Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...) Auteur des livres : Le Whisky C'est pas Sorcier, Le Rhum c'est pas sorcier et Les Cocktails c'est pas Sorcier, aux éditions Marabout et traduits en plusieurs langues (Anglais, chinois, japonais, russe, italien, néerlandais...)

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