Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras

Lappoms

Au cours d’une conversation avec son ami Lappoms sur les innovations inutiles dans le milieu des spiritueux, Georges décida qu’il était temps d’en parlé. Donc aujourd’hui on laisse la parole à Lappoms pour un billet invité engagé !

Premier billet invité et donc premier coup de gueule… sinon ça ne serait pas moi…

Le Barman professionnel que je suis, a déserté depuis quelque temps les arrières comptoirs au profit d’une vie sociale après les heures de bureau, ce qui permet de profiter d’apéros entre amis et de se rendre aux nombreuses soirées événementielles qu’offre la Capitale.

En bon communicant et épicurien que je suis, je me tiens régulièrement au courant des nouveautés qui font leurs apparitions dans les linéaires de nos grandes et moyennes surfaces.

ET LÀ, C’EST LE DRAME !

Cela fait pas mal de temps que je suis régulièrement victime de fractures de la rétine à la découverte des nouvelles « créations  »  imaginées par les alcooliers pour toucher toujours plus de nouveaux consommateurs.

De base, il faut différencier les deux principaux « problèmes » si l’on peut qualifier ça ainsi.

Premier cas, un nouveau produit voit le jour en utilisant une marque bien installée dans les habitudes de consommation de tout un chacun, mais ce second produit ne correspond en rien au premier.
Second cas, les marques bien identifiées dans l’esprit des consommateurs comme produisant des produits « cheap » à des prix défiants toute concurrence et qui n’ont de cesse de sortir des « innovations » sans grand intérêt (gustatif ? ).

Amis du marketing et du R&D, une marque n’est pas un fourre-tout.

Si l’on demande à un panel de consommateurs ce que leur évoque MALIBU, c’est avec certitude qu’une majorité saura dire que c’est une liqueur de noix de coco, et éventuellement que la bouteille est blanche.
Mais combien répondront que c’est une liqueur de passion ou d’ananas ou de banane voir même de mangue ?

Autre cas concret, si l’on évoque SUZE, une majorité saura dire que c’est une bouteille qu’ils ont déjà vu dans leur famille, que c’est un produit amer et que ce n’est pas forcément à leur goût.

Alors pourquoi avoir eu la brillante idée de sortir, il y a quelques années de cela, GLOSS de SUZE, une liqueur de cerise et gingembre sous la bannière SUZE ?

Le produit en lui-même était très convaincant, malheureusement, aussi réputé que soit la SUZE (dans le monde entier), l’amalgame a été rapidement établi entre la liqueur de gentiane, qui est-elle, très amère et la liqueur de cerise-gingembre qui était aussi douce qu’une peau de bébé.

À l’occasion d’un passage en surface de vente, vous pourrez désormais trouver GLOSS de SOHO.

Est-ce une liqueur de cerise-gingembre-litchi ?

Non non, ils ont simplement fait la même erreur que MALIBU en voulant exploiter une marque forte en se disant que SOHO était assimilé comme un produit sucré donc que le tour était joué…
Exception qui confirme la règle en ce qui concerne le MALIBU SPICED, puisque c’est le produit initial qui est utilisé.
À titre personnel, je ne suis pas vraiment sûr que le consommateur fasse la distinction lorsqu’il est confronté à ces produits dans les linéaires de son quartier.

Autant créer une marque de toute pièce et si le produit est bon (toutes proportions gardées), le nom restera.
J’en veux pour preuve des produits comme PASSOA, SOHO, MALIBU, CHAMBORD, KAHLUA ou CUARENTA Y TRES.

LAPPOMS

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