Glendronach le grand

Glendronach Whisky

Après avoir quitté l’univers très Handcraft de Benromach, nous sommes pour ce 2ème jour accueilli par Nigel Robinson dans l’une des plus vieilles distilleries d’Ecosse. Par rapport à Benromach, ici tout est différent…et surtout plus grand. En entrant, nous longeons une frise historique bien léchée par le service marketing. Notre guide qui connaît l’histoire de la distillerie par cœur, nous fait découvrir cette nouvelle maison. En arrivant sur place on peut apercevoir derrière une baie vitrée, les 4 alambics et leur reflet cuivrée. Ces gardiens d’une partie de l’histoire des Highlands perpétuent aujourd’hui une tradition veilles de 188 ans, date de création de la distillerie !

Bien que le début de la visite commença de manière très : « petit parapluie jaune en l’air pour ne pas se perdre », Georges est dans son univers et boit les paroles de la guide pour tout savoir sur ce lieux chargé d’histoire. Ce sont des distilleries comme celle-ci qui ont donné au whisky écossais ses lettres de noblesse. Nigel et la guide prennent le temps de s’attarder sur les points essentiels de la fabrication de leur Whisky. Ce ne sont pas deux alambics qui chauffent le précieux Wash comme chez Benromach, mais 4. Cette « bière » issue de la fermentation subit une première distillation. Le Low wine qui en sort est distillé une 2ème fois dans un alambic plus petit pour obtenir un Middle Cut : le futur whisky. (ou cœur de chauffe, oui Georges est bilingue…enfin presque ;-).

La pureté de ce précieux distillat récompense le labeur des maltmen qui passaient de longues heures à retourner le malt dans les greniers. Et les distilmen qui œuvrent avec patience pour offrir aux terres écossaises, leur reflet ambré. Bien qu’aujourd’hui l’ordinateur régisse la fabrication chère aux anges et aux écossais, l’œil du maitre distilleur et son expérience restent les meilleurs outils pour parfaire le whisky.

Au vu de la taille de cette distillerie Georges voulait voir les chais. Et il ne fut pas déçu ! Là pour le coup les tonneaux de sherry et d’Olorosso s’étendent à perte de vue ! Mais ce qui est le plus frappant ce n’est pas tant la taille de ce chai mais l’odeur ou plutôt le parfum qui s’en dégage. Elle vous prend aux trippes et vous dit que nos amis les anges ont bien de la chance. Vous retrouvez les premières saveurs fruitées que ce jus puise dans les bois de ces fûts bien alignés. Dans le jargon, ce whisky est un Single Cask, c’est à dire qu’il est vieilli dans un seul et même fût sans autre assemblage de fût. Mais pas le temps de trainer une dégustation attend Georges.

Assis face à 3 grands whisky Georges attend avec impatience de découvrir un 21, un 20 et un 12 ans d’âge. Autant vous dire que Glendronach le grand, n’a pas été avare sur la découverte. Culminant à 58,6° et ne déscendant pas en dessous de 50° Lino ventura dirait : « il faut admettre que c’est plutôt une boisson d’homme ». On n’est pas comme qui dirait sur du « tout venant ». Mais sur la force fruité d’un whisky aux degrés élevés. Ces trois Whisky respirent l’Espagne et l’héritage très fruité du bois d’olorosso qui s’est chargé de soleil. Georges est véritablement tombé amoureux de ce Whisky. Après l’avoir aéré, le nez de Georges reconnaît l’origine du Whisky, les céréales. Aidé par les passionnés qui l’accompagnent, Georges a même senti en bouche des notes de chocolat et de noisette. Une vraie belle rencontre. Georges est heureux !

Edouard Priet.

 

 

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