De Oban à Islay : carnet de route écossais #3

Georges en Kilt Islay island Oban Jura

Il est temps pour AlphaRe et Georges de continuer leur chemin, Oban n’étant qu’une escale vers un ailleurs, encore plus lointain et sauvage : l’île d’Islay. La plus méridionale de l’archipel des Hébrides, et véritable paradis des amoureux du whisky : pas moins de 8 distilleries en activité pour 3 000 habitants.

Les distilleries : Bowmore, Lagavulin, Ardbeg, Caol Ila, Laphroaig, Bruichladdich, Bunnahabhain, Kilchoman. À cela s’ajoute une malterie, installée à Port Ellen.

Première étape, s’y rendre. Plusieurs choix s’offrent à nous. Rejoindre un ferry qui relie Kennacraig à l’île d’Islay, ou utiliser la compagnie locale d’aviation : Hebrideanair. La deuxième solution est la plus improbable mais aussi la plus rapide. Et comme le Saint Graal n’attend pas, nous décidons d’opter pour l’avion !

Nous voilà partis pour l’aéroport d’Oban. Enfin, ce qui devrait plutôt s’appeler un aérodrome. Une personne au guichet, une piste d’où s’envolent aussi des ULM… et une pilote qui vérifie elle-même la liste d’embarquement.

Il faut dire que la liste est courte, puisqu’elle ne comporte que deux noms : AlphaRe et Georges ! Après un bref rappel des normes de sécurité, il s’avère que nous venions de tomber sur la commandant de bord la plus exceptionnelle qui puisse exister. Elle n’hésite pas à modifier son plan de vol et son altitude en fonction de nos envies. Incroyable et pourtant vrai ! Elle lâche les commandes de notre coucou pour nous montrer des vaches rouges sur une île, ou encore s’amuse de nous faire passer entre les Paps of Jura, les trois célèbres montagnes de l’île. « On peut se le permettre, vu que le temps est dégagé. » Ce qui ne nous empêche pas d’avoir à faire à quelques turbulences. Mais le paysage est tellement impressionnant que ça en vaut bien la peine !

La vue sur ces îles, inoccupées pour la plupart, nous permet de prendre conscience que nous allons dans un endroit totalement isolé du reste du monde. Les reliefs sont verts et les falaises, fouettées par des siècles de pluies, de tempêtes et autres ouragans, ont pris des formes complètement improbables.

Les meilleures choses ont une fin… Un atterrissage tout en douceur et nous voilà dans l’aéroport d’Islay. Un calme assourdissant nous envahit. Plus grand que celui d’Oban, il est pourtant tout aussi désert. Juste AlphaRe et Georges à déambuler dans ce musée à la gloire des distilleries de l’île d’Islay. Nous récupérons notre voiture de location. Clé en main, volant à droite, nous voilà partis sur cette magnifique île, terre promise du whisky.

Premier arrêt à une dizaine de kilomètres, Bowmore. Créée en 1779 par John Simpson, c’est la plus ancienne distillerie officielle de l’île. Elle appartient aujourd’hui au japonais Suntory. Situé au bord du loch, son principal chai est d’ailleurs situé au dessous du niveau de la mer.

On nous annonce qu’il existe dans ce village un hôtel avec plus de 150 références de whisky, toutes venues de l’île. Il était donc normal de faire notre première halte ici. La distillerie toute proche, la vue imprenable sur le loch… La vie est bien plus belle lorsque, coupé du monde, on peut déguster son whisky à quelques mètres de son lieu de fabrication ! Ça y est, on est dans le vrai, le voyage commence enfin. Dès demain, on s’enfonce encore plus loin dans l’isolement. On part à la découverte de l’île de Jura : 170 habitants et 6 000 cerfs !

Crédit photos AlphaRe.

    2 Comments

    • YKW dit :

      Hannnnnnn The Botanist… #GinLover

    • Christine dit :

      Magnifiques photos, bravo pour certaines prises (le train d’atterrissage et l’hélice) ! Les paysages sont magnifiques. Comme je vous disais cet après midi AlphaRe, vous êtes un chanceux d’avoir passé quelques jours en Ecosse. De plus est, avec le beau temps ! Je reviendrai sur votre site afin de me régaler les yeux. Bonne continuation 😉

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